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Notre-Dame de Chrétienté - pèlerinage de Pentecôte de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres

     
 

jeudi 19 avril 2018

Emmanuel Macron aux Bernardins : un discours très ambigu

20180409MacronBernardins2.jpgNous reproduisons ici le commentaire donné par Jean-Pierre Maugendre pour "Renaissance catholique"

Le 9 avril der­nier, le Pré­sident de la Répu­blique a tenu au Col­lège des Ber­nar­dins, devant les évêques de France, un dis­cours très remar­qué. Les catho­liques sont tom­bés sous le charme et les laïcs sous le choc. Cepen­dant ni l'enthousiasme des uns ni les impré­ca­tions des autres ne semblent tota­le­ment jus­ti­fiés.

Un éloge inattendu de l'Église

Notons d'abord qu'Emmanuel Macron n'a pas tari d'éloges sur l'Église et son rôle dans la socié­té fran­çaise, ren­dant en par­ti­cu­lier hom­mage à son action dans la vie asso­cia­tive au ser­vice des plus faibles : « Malades, iso­lés, déclas­sés, vul­né­rables, aban­don­nés, han­di­ca­pés, pri­son­niers ». Le Chef de l'État est allé jusqu'à dres­ser un tableau élo­gieux de la vie contem­pla­tive « vie de prière et de tra­vail ». Le pro­pos est pour le moins inha­bi­tuel même si Nico­las Sar­ko­zy dans son dis­cours du Latran, le 20 décembre 2007, avait déjà rap­pe­lé les racines chré­tiennes de l'Europe, noté la supé­rio­ri­té du curé sur l'instituteur, en appe­lant enfin à une « laï­ci­té posi­tive ». Son suc­ces­seur, de son côté, note oppor­tu­né­ment, au rebours de la vul­gate offi­cielle, que « nous ne sommes pas faits pour un monde qui ne serait tra­ver­sé que de buts maté­ria­listes ».
L'Église est, ain­si, appe­lée à appor­ter sa contri­bu­tion à la « poli­tique contem­po­raine » dont l'urgence est de « retrou­ver son enra­ci­ne­ment dans la ques­tion de l'homme » face à ce qui « grève notre pays (…) le rela­ti­visme et même le nihi­lisme ». Cela au titre de la longue tra­di­tion qu'elle repré­sente, son exper­tise en huma­ni­té aurait dit Paul VI, mais aus­si au regard de son enga­ge­ment huma­ni­taire. Le Pré­sident de la Répu­blique appelle ain­si les catho­liques à s'engager en poli­tique mais en leur rap­pe­lant que la voix de l'Église « ne peut être injonc­tive », elle ne peut être que « ques­tion­nante ». Et pour que les choses soient claires, il conclut son inter­ven­tion par une for­mule dont la sèche­resse contraste avec l'empathie des pro­pos anté­rieurs : « Je deman­de­rai (à chaque citoyen) de la même façon et tou­jours de res­pec­ter abso­lu­ment et sans com­pro­mis aucun toutes les lois de la Répu­blique. C'est cela la laï­ci­té, ni plus ni moins, une règle d'airain pour notre vivre-ensemble qui ne souffre aucun com­pro­mis, une liber­té de conscience abso­lue ».

Un raisonnement confus

Tout cela appa­raît à la fois inco­hé­rent et confus. En effet, com­ment conci­lier la lutte contre le rela­ti­visme et le nihi­lisme avec l'absolu res­pect de la loi répu­bli­caine qui est, par nature, évo­lu­tive et rela­ti­viste, puisqu'elle n'est que le fruit des rap­ports de force élec­to­raux d'un ins­tant. L'évolution de la légis­la­tion sur l'avortement, ces qua­rante der­nières années, est un exemple aveu­glant du rela­ti­visme ain­si induit par le pri­mat abso­lu de la loi posi­tive, consi­dé­rée comme contrai­gnante et obli­ga­toire si elle a été éla­bo­rée selon le pro­ces­sus juri­dique appro­prié. Selon la date (avant 1975 ; entre 1975 et 2001 ; après 2001), l'avortement consti­tue un crime : dès la concep­tion, à par­tir de 10 semaines ou à par­tir de 12 semaines, sauf si, bien sûr il s'agit d'une Inter­rup­tion Médi­cale de Gros­sesse, alors légale jusqu'à l'accouchement. À aucun ins­tant, Emma­nuel Macron n'emploie les mots au rebours du rela­ti­visme que sont : bien, mal, vrai, faux, beau, laid, etc.
Au début de son inter­ven­tion, le Pré­sident de la Répu­blique observe que « le lien entre l'Église et l'État s'est abî­mé ». Aucun fait n'est avan­cé pour étayer ce constat qui serait la consé­quence du fait que « pen­dant (plu­sieurs années) les poli­tiques ont mécon­nu les catho­liques de France » : cer­tains, les exploi­tant élec­to­ra­le­ment, d'autres les ostra­ci­sant comme « mino­ri­té mili­tante contra­riant l'unanimisme répu­bli­cain ». L'un des pro­blèmes cen­traux que pose le pro­pos pré­si­den­tiel est qu'il donne l'impression que les trois mots : France, Répu­blique et État sont par­fai­te­ment équi­va­lents et inter­chan­geables. Or ce n'est pas du tout le cas. La France et l'Église ont mille cinq cents ans d'Histoire com­mune. L'État s'est peu à peu mis en place, en par­tie au détri­ment du rôle de l'Église et le moins que l'on puisse dire est que les rela­tions entre l'Église et la Répu­blique sont, depuis l'origine, pla­cées sous le signe de la vio­lence et de la per­sé­cu­tion : des mas­sacres de Sep­tembre aux expul­sions des reli­gieux à par­tir de 1879, en pas­sant par les Guerres de Ven­dée et la Grande Ter­reur. Quand Emma­nuel Macron inter­pelle les évêques de France : « Ne renon­cez pas à la Répu­blique que vous avez si for­te­ment contri­bué à for­ger », on se demande s'il a toute sa rai­son.

Les raisons d'une opération de séduction

L'opération de séduc­tion du Pré­sident de la Répu­blique vis-à-vis des catho­liques est peut-être sin­cère. Dieu seul sonde les reins et les cœurs ! Néan­moins, on peut obser­ver deux faits. Chaque chré­tien, en réci­tant la prière que le Christ lui-même nous a ensei­gnée, demande : « Que votre volon­té (celle du Père) soit faite sur la terre comme au ciel ». Or, ce n'est pas ain­si qu'Emmanuel Macron voit les choses. Ce qui le satis­fait, c'est la col­la­bo­ra­tion huma­ni­taire de ce qu'Alain Besan­çon a récem­ment défi­ni comme « un catho­li­cisme athée ».
Aujourd'hui, la dif­fi­cul­té majeure à laquelle est confron­té notre pays n'est pas liée au catho­li­cisme mais à l'Islam en pleine radi­ca­li­sa­tion et expan­sion numé­rique. Face à ce défi, l'échec de la laï­ci­té est fla­grant. Un peu tar­di­ve­ment, cha­cun redé­couvre la per­ti­nence de la Lettre de Saint-Exu­pé­ry au géné­ral X : « Ah ! Géné­ral, il n'y a qu'un pro­blème, un seul de par le monde. Rendre aux hommes une signi­fi­ca­tion spi­ri­tuelle, des inquié­tudes spi­ri­tuelles, faire pleu­voir sur eux quelque chose qui res­semble à un chant gré­go­rien. On ne peut vivre de fri­gi­daires, de poli­tique, de bilans et de mots croi­sés, voyez-vous ! » Emma­nuel Macron semble conscient de cette réa­li­té. Il sou­haite sans doute que l'Église de France insuffle une part de spi­ri­tua­li­té et de sens du ser­vice gra­tuit dans une socié­té ron­gée par le maté­ria­lisme et l'individualisme. Mais en met­tant le Christ et les Com­man­de­ments de Dieu de côté. On com­prend que nos évêques et le public des Ber­nar­dins se soient enthou­sias­més pour un dis­cours qui ces­sait de consi­dé­rer l'Église comme un enne­mi ou un adver­saire. Qui recon­nais­sait la légi­ti­mi­té de sa pré­sence dans le siècle. Il serait néces­saire qu'ils ouvrent les yeux sur le fait que, ce à quoi la bien­veillance du Pré­sident de la Répu­blique les invite, c'est à renon­cer à la mis­sion à laquelle ils ont été appe­lés.

Jean-Pierre Mau­gendre




mercredi 18 avril 2018

Réflexions sur l'opération "séduction" d'Emmanuel Macron lors du discours aux Bernardins

20180409MacronBernardins1.jpgpar Guillaume de Thieulloy, dans "Les 4 Vérités".

"Lundi 9 avril, Emmanuel Macron était reçu au Collège des Bernardins, par les évêques de France. Un certain nombre de catholiques ont protesté contre cette invitation, manifestement pensée sur le modèle des dîners du CRIF. Pour ma part, cette invitation me semblait plutôt logique et bienvenue: aussi important qu’ait été le catholicisme dans la construction de la France, il est bien évident que le nombre de politiques, d’intellectuels et de journalistes qui connaissent encore en profondeur la pensée catholique s’amenuise à vue d’œil. Dès lors, ce genre de réunions s’ impose pour tenter de faire comprendre les préoccupations des catholiques aux hommes politiques.

En sens inverse, plusieurs hommes politiques de gauche ont considéré qu’Emmanuel Macron avait violé la sacro-sainte laïcité, particulièrement en déclarant : « Nous partageons confu- sément le sentiment que le lien entre l’Église et l’État s’est abî- mé et qu’ il nous importe, à vous comme à moi, de le réparer. » Cependant, là aussi, je ne vois rien que de très logique : il saute aux yeux, effectivement, que les relations entre l’Église et l’État ne sont pas bonnes.

Mais personne, ni les évêques, ni le président, n’a semblé intéressé par les causes de cette détérioration des relations Église-État. Pire, le président, malgré son opération de séduction, fort bien menée, a tout à fait pour aggraver la situation.

La cause profonde de cette détérioration réside dans la dégradation de la liberté religieuse. Et cette dégradation vient de deux sources principales.

La principale, c’est qu’une conception délétère de la loi, purement positiviste, s’impose de plus en plus – et le discours de M. Macron pousse dans cette direction. Cette conception a été admirablement résumée par l’ancien sénateur socialiste (et co-fondateur du très marxiste Syndicat de la Magistrature) Jean-Pierre Michel : « La loi, c’est l’expression d’un rapport de force à un moment donné. Point final.» A ce compte, on voit mal sur quelle base contester les lois raciales du IIIe Reich, votées dans les formes par un parlement régulièrement élu, et exprimant clairement un « rapport de force à un moment donné ». Même si la plupart des catholiques eux-mêmes ne s’en aperçoivent pas clairement, c’est là qu’il faut chercher les raisons de l’opposition des catholiques aux lois « sociétales ».

Et, là-dessus, Emmanuel Macron exigeant – sans qu’aucun évêque ne songe à protester! – que toutes les lois de la république soient respectées par-dessus tout, sans aucun compromis («loi d’airain», ajoute-t-il), ne peut pas ignorer que sa revendication est exactement une revendication totalitaire. Les lois de la république ne peuvent s’appliquer que dans les limites de la loi naturelle, qui s’impose à toutes les lois positives. L’ ignorer, ou pire le nier ,comme vient de le faire Emmanuel Macron, est évidemment exiger des catholiques qu’ ils choisissent entre leur foi et la république.

L’autre source de la dégradation de la liberté religieuse en France est la question de l’islam. C’est, en effet, parce que l’islam s’installe en France que l’on rogne nos libertés (religieuse, de circulation, scolaire, d’expression ...). Or, il est significatif qu’Emmanuel Macron n’ait parlé d’islam que pour vanter le dialogue interreligieux. Comme s’il méprisait délibérément le fait que l’islam n’est pas une religion comme le christianisme, mais bien davantage une doctrine politique totalitaire. Tant que le président ignorera notre légitime attachement à la loi naturelle et les spécificités de l’islam, toutes ses opérations de séduction seront vaines."


Transcription intégrale du discours sur le site de l'Elysée - extrait :

Je ne demanderai à aucun de nos concitoyens de ne pas croire ou de croire modérément. Je ne sais pas ce que cela veut dire. Je souhaite que chacun de nos concitoyens puisse croire à une religion, une philosophie qui sera la sienne, une forme de transcendance ou pas, qu’il puisse le faire librement mais que chacune de ces religions, de ces philosophies puisse lui apporter ce besoin au plus profond de lui-même d’absolu.
Mon rôle est de m'assurer qu'il ait la liberté absolue de croire comme de ne pas croire mais je lui demanderai de la même façon et toujours de respecter absolument et sans compromis aucun toutes les lois de la République. C'est cela la laïcité ni plus ni moins, une règle d’airain pour notre vie ensemble qui ne souffre aucun compromis, une liberté de conscience absolue et cette liberté spirituelle que je viens d'évoquer.




L'appel du pape en faveur de Vincent Lambert

20180418PapeFrancois.jpgMercredi 18 avril 2018 - Ce matin lors de l'audience générale, le Pape François a relancé son appel de défense de la vie, déjà exprimé dimanche dernier lors de la prière du Regina Coeli :

«J’attire de nouveau l’attention sur Vincent Lambert et le petit Alfie Evans, et je voudrais rappeler et fortement confirmer que l’unique maître de la vie, du début jusqu’à la fin naturelle, est Dieu ! Et notre devoir est de tout faire pour prendre soin de la vie. Pensons en silence et prions afin que soit respectée la vie de toutes les personnes et spécialement celle de nos deux frères. Prions en silence».




samedi 14 avril 2018

Pèlerinage 2018: Nous avons (encore) besoin de vous !

Chers pèlerins,

Il nous manque encore 200 bénévoles !

Vous trouverez ci-dessous la liste des services qui ont besoin de vous et une description des tâches qui vous attendent.

N’hésitez pas à vous inscrire le plus tôt possible sur cette page.

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Vous voulez aider à l’organisation ?


Les Services Logistique WC, Sacs, Tentes, Fontainiers, Transmissions Audio/Video, Accueil, Propreté ont besoin de vos bras !

Vous voulez suivre la colonne ?


Les Services d’Ordre Sécurité marche enfants et familles, Circulation, Haltes ont besoin de vous !

Merci de vous inscrire directement sur cette page en sélectionnant Soutiens - Logistique ou Service d’Ordre - puis le service souhaité
(Pour une question de responsabilité légale seuls les Adultes et Étudiants majeurs sont acceptés).

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ENTRETIENS WC


5 personnes dont une véhiculée

Se déplacer d'halte en halte en suivant les camions afin de nettoyer les cabines avant l'arrivée de la colonne.
Sur les bivouacs : durant la soirée, passage régulier dans toute les cabines + un tour d'inspection dans la toute fin de soirée + le lendemain matin très tôt.

Merci de vous inscrire directement sur cette page en sélectionnant Soutiens/Logistique/WC

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ÉQUIPIER SON ET TRANSMISSION VIDEO


Une dizaine de personnes, disponibilité vendredi et mardi souhaitée

Il charge, décharge, transporte, monte, démonte le matériel sur les indications d’un régisseur et/ou suivant un plan et une feuille de route.

Il (elle) doit :

  • Etre familier du langage technique liés aux métiers du son, de la lumière, de la vidéo, de la structure, de la distribution électrique.
  • Avoir des notions de technique de manutention, d’électricité
  • Avoir son permis B valide (conduite de fourgon)
  • Travailler en équipe
  • Etre en bonne condition physique
  • Porter une tenue sombre et fonctionnelle (chaussure de sécurité notamment)


Posez vos questions à :
Eric Long

+33 1 39 50 81 71
+33 6 62 17 81 42

Et merci de vous inscrire directement sur cette page en sélectionnant Soutiens/Logistique/Rejoyce

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FONTAINIERS


15 personnes

Montage, démontage et approvisionnement des Lavabos et cuisines en eau
hommes costauds + quelques femmes (pour gérer les lavabos femmes)

Merci de vous inscrire directement sur cette page en sélectionnant Soutiens/Logistique/Fontainiers

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SACS


40 personnes

Adultes Costaud - Charger et décharger les sacs des pèlerins dans/des camions

Et merci de vous inscrire directement sur cette page en sélectionnant Soutiens/Logistique/Sacs Adultes

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TENTES


40 personnes

Adultes Costaud - Monter et démonter les tentes sur les bivouacs

Merci de vous inscrire directement sur cette page en sélectionnant Soutiens/Logistique/Tentes

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ACCUEIL BIVOUAC


40 personnes

Accueillir et orienter les pèlerins sur les bivouacs et dans les gares.

Adultes ou Étudiants

Merci de vous inscrire directement sur cette page en sélectionnant Soutiens/Logistique/Acc Bivouac

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PROPRETÉ


20 personnes

Au sein d’équipes mobiles précéder et suivre la colonne pour assurer la propreté des Haltes et Bivouacs.

Adultes disposant du Permis B et ayant un bon sens de l’orientation.

Merci de vous inscrire directement sur cette page en sélectionnant Soutiens/Logistique/ Propreté

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FOX (Sécurité Marche Famille) ou ECHO (Sécurité Marche Enfants)


30 hommes

Extraction-insertion des chapitres Famille ou Enfants dans la colonne, gestion des rotations de cars, suivi du pèlerinage en coordination avec le service d’ordre.

  • Adulte ou étudiant
  • Autonome
  • Polyvalent
  • Bonne communication car au contact permanent les pèlerins


Merci de vous inscrire directement sur cette page en sélectionnant Soutiens/Service d’Ordre/Sécurité marche chapitres Familles ou Enfants

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CHARLIE (Circulation)


30 hommes

La mission principale des « Charlie » est de sécuriser les carrefours difficiles qu’empruntera la colonne.
Les « Charlie » sont les plus visibles et les plus nombreux parmi les membres du SO.
Ils pourront se voir attribuer d’autres missions ponctuelles, en renfort.

Merci de vous inscrire directement sur cette page en sélectionnant Soutiens/Service d’Ordre/Circulation (Charlie)

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HALTES


8 Hommes

Adultes 20ans + chargées d’équiper les sites des cathédrales, des haltes pour les pauses, les cérémonies, les déjeuners, les bivouacs et de gérer l’arrivée, le positionnement et le départ des pèlerins et les camions des équipes mobiles.

  • Préparer les sites des Haltes : Matérialisation des espaces avec de la tresse de chantier, des barrières, etc.
  • A l’arrivée de la colonne, placer les pèlerins dans le bon ordre, en fonction du lieu de départ et du plan fourni.
  • Respecter scrupuleusement les horaires, et faire des appels au mégaphone pour faire repartir les chapitres.
  • Assurer la fluidité de l’interaction véhicules /colonne lors de l’arrivée et du départ des pauses, des haltes, et des étapes.
  • Organiser et surveiller un parking pour les véhicules tiers : cars, ramassage, Malte, SO, familles


Merci de vous inscrire directement sur cette page en sélectionnant Soutiens/Service d’Ordre/Haltes

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jeudi 12 avril 2018

Appel de Chartres n°219


En route vers Chartres avec Saint Padre Pio



padre-pio.jpgChers pèlerins,

Benoît XVI dans un discours du 20 août 2005 disait aux JMJ de Cologne « Les reliques nous conduisent à Dieu lui-même : en effet, c’est Lui qui, par la force de Sa grâce, donne à des êtres fragiles le courage d’être Ses témoins devant le monde. En nous invitant à vénérer les restes mortels des martyrs et des saints, l’Église n’oublie pas qu’il s’agit certes de pauvres ossements humains, mais d’ossements qui appartenaient à des personnes visitées par la puissance transcendante de Dieu. Les reliques des saints sont des traces de la présence invisible mais réelle qui illumine les ténèbres du monde, manifestant que le règne de Dieu est au-dedans de nous. Elles crient avec nous et pour nous : ‘Maranath (1 Cor.16:1)’ – ‘Viens Seigneur Jésus’. »
Pour la troisième année, le pèlerinage Notre Dame de Chrétienté offre aux pèlerins la présence d’une relique. Cette année, nous prierons devant les reliques du Saint Padre Pio dans les cathédrales de Paris et Chartres. Ce moment est également l’occasion de réfléchir à la vie de ce saint canonisé par Jean-Paul II le 16 juin 2002 dont l’œuvre, nous le verrons, peut aider à élever notre vie spirituelle.
2018 est le cinquantième anniversaire du rappel à Dieu du Padre Pio et le centième anniversaire de ses stigmates. La venue des reliques du Padre Pio en France est extrêmement rare (deuxième fois en cinquante années) ; nous tenons à remercier le Supérieur du Couvent de San Giovanni Rotondo pour son autorisation ainsi que les différentes autorités ecclésiales jusqu’au Vatican. Rien n’aurait été possible sans l’entremise experte, délicate et tenace de François Brunatto, pèlerin fidèle de Notre Dame de Chrétienté, fils d’Emanuele Brunatto, lui-même fils spirituel de Saint Padre Pio. Nous avions parlé de ce projet lors de la dernière retraite de Notre Dame de Chrétienté à l’abbaye de Fontgombault un premier dimanche d’Avent sans imaginer alors combien il était complexe de le réaliser.

Pourquoi le Padre Pio est-il si cher à Notre Dame de Chrétienté ?

Saint Padre Pio est le saint du XXème siècle de la Sainte Messe, de la Confession et de la Sainte Vierge. Reconnaissez qu’un pèlerin de Chartres ne peut qu’être sensible au Padre Pio ! Notre pèlerinage a mis au cœur de sa vocation missionnaire la messe tridentine, celle justement célébrée pendant toute sa vie par le Padre Pio.
Jean-Paul II le 17 juin 2002, lendemain de la canonisation du Padre Pio : « La messe de Padre Pio ! Il s’agissait pour les prêtres d’un rappel éloquent de la beauté de la vocation sacerdotale et pour les religieux et les laïcs, qui accouraient à San Giovanni Rotondo également très tôt le matin, il s’agissait d’une catéchèse extraordinaire sur la valeur et l’importance du Sacrifice eucharistique. » Dans notre temps d’apostasie du mystère de l’Eucharistie, Saint Padre Pio incarne le lien entre le sacrifice et la miséricorde, entre les sacrements de l’Eucharistie et de Pénitence, entre la messe et le confessionnal.
Notre pèlerinage est chaque année l’occasion de milliers de confessions donnant la grâce et le pardon de Dieu. Certains pèlerins viennent au pèlerinage de Chartres uniquement pour recevoir ce sacrement de pénitence d’un prêtre, instrument de la miséricorde et de la justice de Dieu. Le Padre Pio a été un très grand confesseur, passant souvent quasiment toute la journée au confessionnal. Il avait parmi beaucoup d’autres charismes celui de lire dans les âmes, rappelant à certains pêcheurs la gravité de fautes oubliées. Il savait aussi être sévère car on ne se moque pas du Bon Dieu.
Le Père Derobert, fils spirituel du Padre Pio, a beaucoup écrit pour raconter ses rencontres avec le Padre Pio (notamment Saint Pio de Pietrelcina, transparent de Dieu aux éditions Hovine) et je n’ai jamais oublié certaines de ses conférences (disponibles sur internet). Je vous engage également à lire le Hors-Série tout récent de l’Homme Nouveau (1) (« Padre Pio, une vie pour le salut de âmes »).
Le Padre Pio avait une grande dévotion pour la Sainte Vierge. Ecoutons les mots de Saint Jean-Paul II : « Padre Pio nous invite tout particulièrement à aimer et vénérer la Vierge Marie. Sa dévotion à la Madone se manifestait à tous les moments de sa vie : dans ses paroles et ses écrits, dans les enseignements et les conseils qu’il donnait à ses nombreux enfants spirituels. Il ne se lassait pas d’inculquer à ses fidèles la dévotion à la Vierge Marie, dévotion tendre, profonde et enracinée dans la plus pure tradition de l’Église » (Regina Cæli, 2 mai 1999) et Benoît XVI à l’Angélus du 21 juin 2009 : « Comme tous les grands hommes de Dieu, Padre Pio était lui-même devenu prière, corps et âme. Ses journées étaient un chapelet vécu, une méditation et une assimilation continues des mystères du Christ en union spirituelle avec la Vierge Marie. »

Pendant ces trois jours de pèlerinage nous réciterons cette prière du rosaire que le Padre Pio a tant aimée et nous demanderons au Padre Pio de nous protéger pour nous conduire au Ciel.

Enfin, nous ferons nôtre cette phrase qu’il répétait à la fin de sa vie terrestre : « Aimez la Vierge Marie et faites-la aimer » et qui résume toute la vocation de Notre Dame de Chrétienté.

Jean de Tauriers,
Président Notre Dame de Chrétienté

(1) www.hommenouveau.fr ou 01 53 68 99 77, Editions de l’Homme Nouveau, 10 rue Rosenwald 75015 Paris.


Le mot de l'Aumônier Général.


abbe-garnier.jpgLe culte des reliques ; un bel acte de foi et d’espérance !
OBJECTION !
« Comment prier devant un morceau corporel, un reste physique ? Je trouve cela effrayant ! » Une récente discussion avec des jeunes autour du culte des reliques m'a valu cette remarque. C'est partiellement vrai. En tout cas c'est stimulant, pour redécouvrir le fondement de ce culte des reliques. Merci de cette « provocation à rendre compte avec raison » !

FONDEMENTS DU CULTE DES RELIQUES.
Déjà dans les relations humaines, nous gardons un lien avec les absents par des objets qui leur sont familiers, et qui nous les rappellent. Et bien la religion catholique a intégré cette constante dans le culte rendu aux saints. Ainsi nous vénérons leurs « reliquia », restes. Non seulement des objets leur ayant appartenu, mais aussi leurs restes corporels.

Bien sûr, à travers cette partie d'eux-mêmes, nous vénérons leur « tout », leur personne. Notre acte de dévotion passe par ces reliques, mais il va jusqu'aux saints et saintes de Dieu. C'est une médiation entre nous et eux. Cela nous fait vivre la communion des saints.

APPELES AU SALUT ET A LA SAINTETE, … CORPS ET AME.
Plus encore, le culte des reliques des saints nous rappelle l'étendue et l'impact de la rédemption, du plan de salut de Dieu. Ce plan touche premièrement nos âmes rachetées par la grâce du Christ, mais il concerne aussi nos corps, unis à l'âme durant cette vie, avant de l'être dans l'autre. « Je crois à la résurrection de la chair ! », pouvons-nous redire devant les reliques. C'est tout notre être, corps et âme, qui est touché par la puissance de la passion et de la résurrection de Jésus. C'est tout notre être qui est appelé à le suivre.

Ainsi les reliques remettent devant nos yeux tout le mystère de l'éternelle vie et des fins dernières, vers lesquelles nous marchons. Le corps y est associé comme serviteur et frère de l'âme. A la mort, il connait ordinairement la dissolution et le « retour à la poussière ». En cette vie, il est dans un état passible et mortel, sujet à la fatigue, à la maladie, à la souffrance, à la mort. Il est appelé à suivre l'âme, à la rejoindre au terme de l'histoire. Il doit lui être réuni pour le « 2° » et dernier jugement, qui viendra confirmer le « 1° » jugement (particulier) prononcé au sortir de cette vie.

Nous en avons un avant-gout et une annonce en ce temps pascal, en regardant Jésus ressuscité lors des apparitions et aussi dans sa transfiguration. Il possède un vrai corps, non fantomatique, mais son état est changé ; il est glorieux. Il possède de nouvelles qualités ; agilité et rapidité – subtilité – clarté... Il reste marqué des stigmates, plaies de sa Passion. Ils sont non plus douloureux mais glorieux, comme l'exprime les 5 clous du cierge pascal. Per sua sancta vulnera... Que par ses saintes blessures glorieuses, le christ Seigneur nous garde et nous protège !
Dans le sillage du Christ, les saints martyrs, les stigmatisés voient leurs blessures et leurs souffrances glorifiées dans le ciel, au jour de la résurrection de la chair. Ainsi les stigmates du Saint Padre Pio seront glorieux, et brilleront au ciel comme une ressemblance spéciale avec Jésus crucifié.

Quels repères pratiques pourrons-nous en retirer ?

  • D'abord, accepter cette condition présente dans la foi, avec les conséquences du péché originel et la valeur rédemptrice des épreuves ; « Je complète en mon propre corps ce qui manque aux souffrances du Christ pour son Corps mystique qui est l'Eglise ».
  • Honorer le corps, vase de l'âme, temple du Saint Esprit... « Glorifiez et portez Dieu en vos corps ! »
  • En respecter le mystère de beauté et de pudeur... Le corps exprime l'âme. Dans les gestes de la prière, de la pénitence, de l'effort, de la charité fraternelle... Dans un sourire, une attention, un service rendu...
  • Exercer une juste maîtrise sur les mouvements de ce corps, par la tempérance et la pénitence...
  • Reconnaître ses lois, ses facultés, ses limites, ses rythmes... « Qui veut faire l'ange, fait la bête ! »
  • Désirer et espérer pour lui la résurrection glorieuse et la réunion à l'âme par la puissance divine ! « Je sais que mon Rédempteur est vivant !... Je verrai Dieu. Je le verrai, et il me sera favorable; Mes yeux le verront ! » (Job).


Ce sont des fondamentaux de la vie chrétienne. C'est aussi notre meilleure réponse aux 2 excès de l'histoire hier et aujourd'hui. Les mirages dualiste, mécaniste ou spiritualiste sur la créature humaine ont leurs tentations : adulation ou profanation, culte ou destruction du corps conçu tantôt comme une machine jetable, tantôt comme une idôle. Cor meum et caro mea exsultaverunt in Deum vivum !
Mon cœur et ma chair ont exsulté dans le Dieu vivant ! (Psaumes).

Abbé Alexis Garnier,
Aumônier Général de Notre Dame de Chrétienté.




Lundi 09 avril 2018

Pèlerinage 2018: la bande-annonce


NDC-BA2018.jpg Ne tardez pas pour vous inscrire! Tarif réduit jusqu'au dimanche 22 avril 2018.








samedi 07 avril 2018

Pèlerinage 2018: La Direction des pèlerins recrute


ndc2015-389.jpgChers amis,

Le pèlerinage 2018 arrive à grand pas et nous sommes à la recherche de volontaires pour rejoindre l'équipe qui accompagne les chapitres Familles durant les trois jours de marche vers Chartres.

Les Familles représentent aujourd’hui près de 2000 pèlerins de tous les âges regroupés sous les bannières de plus quarante chapitres. C’est pour eux l’occasion de prier en marchant dans un esprit familial regroupant enfants, adolescents, parents et grand-parents. Cette spécificité nécessite un dispositif adapté : un rythme de marche plus réduit, des topos pour chaque tranche d’âge et une équipe de Notre-Dame de Chrétienté dédiée : les FOX. Ils s’assurent que les pèlerins puissent marcher vers Dieu en les déchargeant des aspects temporels.

La particularité de cette équipe est donc sa polyvalence par la diversité des missions qui lui sont confiées : accueil et information des familles sur les bivouacs et haltes, organisation des topos en lien avec les prêtres et les religieux, extraction-insertion des chapitres dans la colonne, gestion des rotations de cars, suivi du pèlerinage en coordination avec le service d’ordre. Le tout s'appuyant sur une relation privilégiée avec les chefs de chapitres et leurs adjoints, nos relais au sein de la colonne.

Nous avons cette année besoin de renfort et nous serions très heureux de vous accueillir au sein de notre équipe. N’hésitez pas à nous rejoindre en me contactant sur cette page et à transmettre ce message à vos amis qui souhaiteraient faire le pèlerinage autrement !

Je compte sur vous et je vous remercie par avance pour votre aide !

Thomas Masurel
Responsable des Chapitres Familles




Pèlerinage 2018: consécration mariale


fatima-consecr.jpg Chers amis pèlerins,

Voici venu le moment de vous inscrire sans tarder à la préparation pour la consécration à la Sainte Vierge, ou plus exactement à son Coeur Immaculé. La préparation démarre le lundi 16 avril prochain et la consécration aura lieu dimanche 20 mai au bivouac de Gas.

Cette année, nous reprendrons les méditations des magnifiques paroles que l’Ange de la Paix et Notre-Dame de Fatima ont dites aux trois pastoureaux Lucie, François et Jacinthe en 1916 et 1917.

Au témoignage unanime des pèlerins qui ont fait cette préparation l’année dernière (totalement refondue pour le centenaire des apparitions de Fatima), elle est un excellent moyen pour bien préparer son pèlerinage et le rendre fructueux. Cette préparation s’adresse à tous les pèlerins soucieux de « saler » spirituellement notre pèlerinage. « Certes, bonne chose que le sel. Mais si le sel lui-même vient à s’affadir, avec quoi l’assaisonnera-t-on ? Il ne vaut plus rien ni pour la terre, ni pour le fumier : on le jette dehors » (Luc XIV, 34-35)

Pour vous inscrire, merci de bien vouloir cliquer sur le lien ci-dessous et suivre les instructions :



Vous recevrez chaque jour à partir du lundi 16 avril et jusqu’au vendredi 18 mai inclus le texte de la méditation. Vous pouvez retrouver aussi ces textes sur le site de Notre-Dame de Chrétienté.

En union de prière dans le Coeur Immaculé de Marie pendant cette préparation,
et à bientôt sur les routes de Chartres !

Jérôme Deprecq
Responsable de la préparation à la Consécration

NOTA BENE 1 : les méditations sont reprises du site www.fatima100.fr, avec l’aimable autorisation de M. Yves de Lassus.
NOTA BENE 2 : cette inscription à la préparation est gratuite et indépendante de l’inscription au pèlerinage.



Calendrier pour 2018

Inscriptions par courriel jusqu'au dimanche 15 avril minuit
33 jours de préparation du lundi 16 avril au vendredi 18 mai
Début du Pèlerinage de Pentecôte samedi 19 mai à Notre-Dame de Paris
Consécration (ou renouvellement)    dimanche 20 mai au soir au bivouac de Gas   








jeudi 05 avril 2018

Vidéoformation NDC n°70: La notion de patrie a t-elle encore un sens aujourd’hui?

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Entretien avec Alain Toulza,
vice-président de la DRAC (Droits du Religieux Ancien Combattant), devenue aujourd'hui Défense et Renouveau de l'Action Civique.

Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté avec sa "fiche résumé" accompagnée d’une bibliographie pour aller plus loin.

Fiche résumé:

» lien direct vers la vidéo




Lundi 02 avril 2018

Route Saint Gatien du 6 au 18 août 2018

Saint-gatien200.png
Deux semaines de marche (20 km par jour) de la patrie de saint François à la cité de Sienne, en passant par Pienza, Montepulciano et les abbayes de Sant'Antimo et du Monte Oliveto. Arrivée à Sienne le 16 août pour la course du Palio !
Avec les Frères de la Fraternité Saint Vincent Ferrier et les Soeurs de la Consolation

https://route.chapitresaintgatien.fr








Lt.-Colonel Beltrame : il a donné sa vie pour sauver son prochain

20180330ArnaudBeltrame2.pngAttentat après attentat, nous avions pris l’habitude de pleurer sur le sort des victimes. Depuis Trèbes, et sans aucunement laisser de côté les trois autres morts, l’action d’un officier a généré dans la population une réaction différente. L’étonnement que provoque l’admiration et la piété naturelle à l’égard de celui qui s’est sacrifié pour le service de la France l’emportent sur la compassion. Dans l’hommage unanime, les mêmes mots sont repris, sans qu’il soit besoin de chercher longtemps le qualificatif adapté : le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est un héros français.

Nous tenons ici à exprimer notre reconnaissance au Lt.-Colonel Beltrame, et à partager le deuil de son épouse et de sa famille.

Plusieurs très bons textes mettent en évidence les les leçons à tirer afin que ce sacrifice porte tous ses fruits (en particulier le texte de J.-P. Maugendre). Nous vous proposons ci-dessous les réflexions de Ph. Maxence dans "l'Homme nouveau".

La France a subi une nouvelle fois un attentat terroriste, dont l’origine est très clairement lié à l’islam et à Daech. Des morts ont malheureusement jalonné cette nouvelle station du chemin de croix d’une France abasourdie par l’événement.
Le sacrifice, consenti et volontaire, du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame en est d’autant plus fort. Depuis ce drame, on sait le chemin de conversion réalisé par cet officier français, tel que l’a révélé le Père Jean-Baptiste de l’Abbaye de Lagrasse. À l’heure où l’Église entre de par sa liturgie dans la méditation de la Passion du Christ, de son libre et volontaire abandon aux forces ennemies afin de pouvoir accomplir, malgré celles-ci, son œuvre de Salut, le sacrifice d’Arnaud Beltrame montre combien le centurion peut suivre le Christ jusqu’au bout. Non pas vers une mort sans raison, mais une mort par amour et assurée de la Résurrection finale.

Les vertus militaires
Si, bien sûr, le sacrifice du lieutenant-colonel Beltrame est le fruit de son courage, de son idéal d’officier, de sa conversion et de sa capacité de jugement lors de circonstances terribles, il est aussi le fruit plus globalement des vertus militaires issues d’un monde que l’on qualifie facilement d’ancien et de dépassé, mais qui permet à celui dans lequel nous sommes plongés de survivre lors des secousses et des catastrophes.
On répugne bien évidemment à le dire, mais le dégout est encore plus grand de le taire : la France apostate, infidèle à sa vocation, oublieuse de son passé, de ses racines et de sa foi, survit aujourd’hui encore grâce à ceux qui n’hésitent pas à faire le don d’eux-mêmes pour que nos modernes Sodome et Gomore ne soient pas ensevelies. Prêtres, moines et moniales, ermites, officiers, soldats et tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, répondant à l’appel de Dieu sur eux, n’arrêtent pas leur vie à l’horizon d’une feuille de salaire et des points de retraite. Chesterton l’avait déjà expliqué magnifiquement dans L’Homme éternel :
« Les plans de l’économiste sont, à chaque instant remis en question par le soldat qui meurt pour son pays, par le paysan qui laboure son champ, par le converti qui s’exerce à suivre les préceptes de sa religion, ce qui ne relève pas d’une compatibilité des moyens de subsister, mais d’une vision du sens de l’existence ».
Il faut donc poser la question : les plans de l’économiste et les plans du politicien seront-ils remis en question par les derniers événements et par l’exemple du lieutenant-colonel Beltrame ?

Le plan de l’économiste…
Au risque de contredire Chesterton, tout laisse à penser que les temps ne sont pas encore mûrs. Au-delà des personnes, qui sont toujours susceptibles de se convertir ou de modifier, au moins en partie, le cours de leur itinéraire, nous devons malheureusement constater la lourdeur d’un système idéologique qui repose sur des présupposés philosophiques qu’il conviendrait de remettre radicalement en cause pour sortir de notre situation.
À plusieurs reprises, les différents gouvernants de ces dernières années ont déclaré que la France était en guerre contre le terrorisme, première façon d’esquiver la réalité du problème et de ne pas désigner l’ennemi : l’islam qui fait la guerre à notre pays et à notre civilisation. Tout pays en guerre se doit d’éviter les morts inutiles et concentrer ses forces dans la lutte contre l’ennemi. Un pays en guerre ne peut normalement pas s’offrir le luxe de grèves dans les transports publics ou de dysfonctionnement dans le service public. Un pays en guerre ne peut accepter que des universités ne fonctionnent plus et que des enclaves dans le pays continuent de vivre en dehors de la perspective du bien commun.

Retrouver le vrai sens de la politique
Mais le système dans lequel nous sommes plongés repose malheureusement sur une conception erronée de la politique, qui n’est plus entendue comme la plus haute des sciences pratiques, dont l’exercice doit assurer la justice et le bien commun et conduire à l’amitié politique. Tout au contraire, perçue comme étant par essence négative, la politique n’est là que pour limiter les débordements des libertés en action. La vertu, le bien, la justice, l’amitié n’appartiennent plus à son horizon. Seule reste une vision pessimiste qui fait de l’autorité politique un mal nécessaire, mais un mal, alors que saint Thomas d’Aquin réaffirme sa bonté en soi, utile à l’homme.
L’individualisme, qui n’est pas sorti comme par fatalité de Mai 1968, mais dont les racines remontent aux origines même de la modernité politique, est le seul absolu qui tienne aujourd’hui. Il impose par un réflexe mental que l’on ne désigne pas clairement l’ennemi, qui toujours ne peut être qu’un individu isolé, mu par la folie. Il impose l’impossibilité de mener une guerre avec les vrais moyens de la guerre. Il impose de la même façon la disparition de la famille comme cellule de base de la société et son remplacement par l’individu. Il impose l’impossibilité pour l’autorité politique de conduire le pays vers la voie de l’effort et du sacrifice parce que la démocratie moderne a substitué à la primauté du bien commun celle de l’individu. Il impose aussi hélas que l’on célèbre les individus morts ou qui se sont sacrifiés, sans remonter à la cause de leur sacrifice.
Si nous voulons que le sacrifice des morts ne soit pas vain, nous devons remonter à l’origine de leur courage. Retrouver le sens ancien des vertus, se réconcilier avec le sens traditionnel de la politique, en vue du bien commun et de l’amitié politique, embrasser à nouveau la foi qui a construit ce pays, rompre avec la modernité politique et cette « dissociété » dans laquelle nous sommes plongés. C’est un long travail, un effort constant à mener, une œuvre à entreprendre, une foi à retrouver. Il exige tout à la fois de prier pour le repos éternel des morts et de s’inscrire dans la continuité de leur sacrifice.




samedi 31 mars 2018

Pèlerinage 2018: Notre-Dame de Chrétienté recherche des volontaires dans les paroisses pour les anges gardiens


angegardien300.jpg Chers amis,

Vous ne pouvez pas venir marcher cette année à la Pentecôte ? Participez au mouvement de prière missionnaire du pèlerinage en constituant, dans votre paroisse, un groupe d'anges gardiens.

En France, il existe 250 lieux où est célébrée la messe tridentine et seulement 30 groupes locaux d'anges gardiens (voir liste). Grâce à vous, il pourrait y avoir un groupe dans chaque lieu. De la même manière, les amis du pèlerinage à l'étranger sont nombreux et ce message s'adresse aussi à eux.

Un groupe local se réunit un, deux ou trois jours, dans la paroisse ou un autre lieu, pour un temps de prière en union avec le pèlerinage :
- la récitation du chapelet,
- la lecture d'une ou plusieurs méditations du carnet,
- la prière du pèlerinage, commune aux marcheurs et aux anges gardiens
Toute autre dévotion est encouragée : messe, adoration, petit pèlerinage local, etc.

Nous recherchons des personnes pour constituer et animer ces groupes à la Pentecôte prochaine dans toutes les paroisses.

Contact pour renseignement et accompagnement à la mise en place du groupe local :
Yves & Brigitte Guigueno :
angesgardiens@nd-chretientecom

Profil recherché :
- connaître le pèlerinage et respecter son esprit
- recruter autour de soi pour constituer un groupe (même modeste : "là ou deux ou trois sont réunis en mon nom...")
- être présent, une fois par jour, pour animer la prière (dans une église ou autre lieu)

Outils à disposition :
- onglet Anges gardiens sur le site de NDC (présentation des Anges gardiens, inscription en ligne,...)
- livret de préparation des chefs de chapitre marcheurs (déjà disponible, avec les méditations 2018),
- tract Ange gardien (déjà disponible, à commander) et exemples de programme de groupes locaux
- livret du pèlerin et encart spécial Ange gardien (disponible 15 jours avant)
- espace réservé sur le site (disponible 15 jours avant) avec méditation d'un chapelet par jour, méditations thématiques audio.

Pour les anglophones : onglet Guardian Angels (voir cette page), avec présentation des Anges gardiens, liste des groupes existants, inscription en ligne, page Facebook Guardian Angels.

Yves & Brigitte Guigueno
Responsables des "Anges gardiens"




mercredi 28 mars 2018

Pèlerinage 2018: Compte-rendu de la récollection Est


reco-est2018-1.jpgLes 8 chapitres de la Région Est étaient représentés à la Recollection du samedi 10 Mars qui s’est tenue à Dijon à la Maison Saint Bernard de la FSSP. Commencée par une messe à l’Oratoire ; la matinée s’est poursuivie par une conférence, donnée par un moine de l’Abbaye Saint Joseph de Clairval à Flavigny, qui a éclairé les participant sur la place silencieuse mais éminente qu’a tenue le Saint Charpentier de Nazareth dans la Sainte Famille. La présence de l’Abbé Garnier, Aumônier Général du Pèlerinage, a donné lieu à des échanges nombreux sur les enseignements à transmettre aux pèlerins pour replacer le rôle du père dans une société qui déconstruit l’ordre naturel par des moyens scientifiques ou législatifs peu compatibles avec le bien commun. L’Abbé Thibault PARIS, Aumonier Régional de l’Est a repris les textes du Livret de préparation pour en souligner les éléments pédagogiques difficiles du thème.

En soirée, conduit par Jacques Arnoud, Le Chœur Montjoie Saint Denis a donné concert choral à de nombreux enfants, parents et amis qui nous ont rejoint pour chanter ensemble les héros des anciennes provinces de France et visionner la vidéo du Pèlerinage.

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Dimanche 25 mars 2018

Chartres 2018 : les inscriptions sont ouvertes!


affiche2018_300.jpg Chers amis pèlerins,

Nous avons le plaisir de vous annoncer que les inscriptions en ligne pour notre 36e pèlerinage de Pentecôte les 19, 20 et 21 mai 2018 sont ouvertes.

Le pèlerinage aura pour thème : Saint Joseph, Père et Serviteur.

Nous sommes de plus en plus nombreux à faire le pèlerinage de Chrétienté! L'organisation du pèlerinage, les contraintes de logistique et de sécurité, les impératifs d'encadrement, représentent une charge de travail très importante pour les centaines de bénévoles de Notre-Dame de Chrétienté qui se dévouent toute l'année.

Vous pouvez donc nous aider et faciliter ainsi les préparatifs en vous inscrivant dès maintenant sur cette page.

En outre, la participation financière demandée aux pèlerins sera majorée à compter du 23 avril, une majoration supplémentaire étant aussi prévue pour les inscriptions sur place.

Pour les pèlerins des chapitres FAMILLES, ENFANTS, PASTOUREAUX, nous vous demandons de vous inscrire avant le 10 mai 2018, le nombre de places étant limité. Passé ce délai, nous ne serons pas en mesure de vous garantir une place dans ces chapitres.

Nous vous invitons, dans un esprit missionnaire auquel nous appelle le pape François, à convaincre vos amis de venir prier et marcher cette année sur la route de Chartres, en particulier ceux qui n’ont jamais fait le pèlerinage.

Merci d’avance pour votre contribution à la réussite de ce 36e pèlerinage !




samedi 24 mars 2018

Appel de Chartres n°218


ndc2016-ciel-14.jpg « Amis pèlerins, bonjour ! Nous sommes le 25 mars et je vois encore des pèlerins non-inscrits ! Il est temps de se lever, de se connecter sur le site, et de s’inscrire ! » Parce que – annuntio vobis gaudium magnum – les inscriptions sont ouvertes sur cette page!

Chers amis pèlerins, il existe plus de dix manières d’être pèlerins, mais toutes requièrent votre générosité, votre aide, votre enthousiasme : inscrivez-vous dès aujourd’hui, dès le 25 mars ! Entre les Rameaux et l’Annonciation, combien de protecteurs puissants vous y engagent !

25 mars, Annonciation (quoique reportée cette année) : les Anges gardiens vous attendent, si vous ne pouvez pas être physiquement présents, la prière vous donnera des ailes pour vous unir aux plus de 2500 anges gardiens (pèlerins des Antilles, prisonniers, religieuses, maisons de retraite, paroisses, etc.) qui nous portent sur tous les continents, avec le livret du pèlerin et la possibilité d’organiser la « radio des âmes » dont parlait Carl Leisner.

25 mars, Conception de Notre Seigneur : les chapitres enfants, « paratonnerres du pèlerinage », comme le rappelait l’abbé Coiffet, sont impatients de retrouver vos enfants, de 6 à 12 ans, pour une marche adaptée à leur âge, bien encadrée, et toute dédiée à eux pour leur permettre d’offrir à Dieu, eux aussi, leur marche de trois jours ! Ce sont nos meilleurs apôtres pour attirer leurs amis ou camarades, et donner ainsi à de plus en plus de gens l’occasion de vivre ce formidable élan de chrétienté !

25 mars, les Rameaux : les Pastoureaux font revivre cette jeunesse ardente et conquérante qui se presse et se bouscule autour de Notre-Seigneur. Un parcours un peu raccourci pour les adolescents de 13 à 17 ans, avec un appui spirituel d’aumôniers de choc et d’animateurs dévoués, au service de l’enthousiasme des hommes de demain, la relève !

25 mars, Conception virginale de Notre Seigneur Jésus-Christ en tant qu’homme au sein d’une vraie famille : si vous voulez marcher parents et enfants ensemble, les chapitres familles (1200 adultes et 800 enfants répartis dans 35 chapitres) attendent votre voix et vos prières pour faire grossir un nombre déjà croissant ! Devant un tel succès, un parcours spécifique vous offre le moyen de marcher tous ensemble vers la cathédrale !

25 mars, les Rameaux : quelle foule ne devait pas se presser à Jérusalem, hommes de toutes langues et nations, comme à la Pentecôte ! Notre-Dame de Chrétienté, c’est aussi 850 pèlerins de 16 pays différents, depuis l’Asie à l’Amérique, en passant par le vieux continent.

25 mars, les Rameaux et la foule en liesse qui acclame son Rédempteur : les pèlerins des 200 chapitres adultes (paroisses, mouvements de jeunesse, scouts, troupes de théâtre, grandes écoles, universités…), répartis en 13 régions, qui mettent leurs pas dans ceux de Péguy et d’Henri et André Charlier, depuis Paris jusqu’à Chartres, qui suivent leur Bon Maître jusqu’au bout – avec Sa grâce !

25 mars enfin, les Rameaux préparés par les disciples, ou la DIRPEL (direction des pèlerins) : plus de 700 héros de l’ordinaire, qui coordonnent (responsables provinces et Ile-de-France), organisent (chefs de région, mais également responsables des enfants, pastoureaux, familles et étrangers), animent (chefs de chapitre et adjoints : chant, sécurité, animation, accueil)... et sans qui le pélé ne serait pas le pélé ! La direction se dépense sans compter pour former ses cadres afin de transmettre l’héritage reçu à ceux de demain, et pour partager notre pédagogie d’animation de chapitre. Qu’il me soit permis de les remercier. Evidement notre travail ne serait pas possible sans le soutien de la DIRSOUT (direction des soutiens) et leur investissement pour que l’intendance suive ! (cuisines, toilettes, eau, pain, soupe, SO, Log, achats, secrétariat, etc…)

Notre pèlerinage est un grand corps, composé de cellules de base, les chapitres, avec à leur tête le chef de chapitre (CDC). Tout se tient, tout est hiérarchique, car nous marchons avec une seule âme et un seul cœur. S’il tend parfois au serpent de mer vu d’avion, notre pèlerinage se veut un semeur d’espérance, parce qu’enraciné dans la Tradition. C’est elle qui innerve notre action, car « la pensée mendie un point fixe, un port » disait Gustave Thibon.

Cette Tradition est au service de la Chrétienté, « civilisation où le temporel est sans cesse irrigué par l’éternel », dit encore le penseur ardéchois. Une chrétienté ne peut pas vivre si elle ne s’ancre pas dans le réel. Si nous voulons que « France et Chrétienté continuent », selon les mots de Péguy, nous devons fonder notre marche sur le roc de convictions solides, qui seul peut fendre le flot, le raz-de-marée plutôt, des dérives ambiantes.

Enfin, cette Chrétienté n’est pas réservée à une élite ! Elle a vocation à enflammer le monde. « Si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le feu au monde » disait Sainte Catherine de Sienne. Amis pèlerins, si chacun d’entre vous ramène un collègue, un camarade, un voisin de chapelle, d’immeuble ou de village, nous croîtrons de 100% !
Nous devons être missionnaires, et la phrase du Cardinal Sarah, qui viendra célébrer la messe de clôture du pèlerinage, est une invitation, et même une exhortation, qui s’adresse à chacun d’entre nous : « Je suis certain que le rouge de mon cardinalat est vraiment le reflet du sang de la souffrance des missionnaires qui sont venus jusqu’au bout de l’Afrique pour évangéliser mon village ». Serons-nous missionnaires ? Oui ! 

C’est une immense joie d’accueillir le Cardinal Sarah. Ce prince de l’Eglise nous fera l’honneur de nous parler lundi : quelle meilleure préparation à l’écouter du fond de notre cœur, du fond de notre âme, que nos trois jours de marche et d’efforts ?

Tradition, Chrétienté, Mission ? Formation, Inscription, Invitation ! Au 19 mai à Paris : « La terre est comme les marches de l’église. Elle est pour monter au ciel comme les marches de l’église sont aussi pour monter et entrer dans l’église. Nous avons le droit que la terre soit le seuil de notre ciel » (Charles Péguy).

O Crux ave, spes unica.

La Direction des pèlerins




jeudi 22 mars 2018

Vidéoformation NDC n°69: Chaste et pas coincé!

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Entretien avec le Père Michel,
Chanoine Régulier de la Mère de Dieu et sous-prieur de l’abbaye de Lagrasse.

Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté avec sa "fiche résumé" accompagnée d’une bibliographie pour aller plus loin.

Fiche résumé:

» lien direct vers la vidéo




Lundi 19 mars 2018

Pèlerinage 2018: Compte-rendu de la récollection Rhône-Alpes Provence-Languedoc


rhonealpes-reco2018.jpegTrente-deux cadres des régions Rhône-Alpes et Provence-Languedoc ont effectué leur récollection annuelle de préparation au pèlerinage de Chartres 2018 les 17 et 18 mars à l’abbaye Notre-Dame de l’Annonciation du Barroux où les moniales bénédictines ont eu une nouvelle fois la gentillesse de les accueillir.
A cette occasion, les 2 aumôniers régionaux, monsieur l’abbé Loddé de la Fraternité Saint Pierre ainsi que le Père Hilaire de Lagrasse ont fait entrer les chefs de chapitres et leurs adjoints plus avant dans la compréhension et la contemplation de Saint Joseph, époux, père et serviteur.
La Direction des Pèlerins, représentée par son directeur et Jean-Michel Ménager, son adjoint pour la Province, a présenté les dernières nouvelles de notre association Notre-Dame de Chrétienté ainsi que les nouveautés « pratiques » du pélé 2018.
Merci à tous les participants, venus souvent de très loin (y compris de Suisse!), ainsi qu’aux aux 2 chefs de régions, Frédéric Espieux et Benoit Santini, organisateurs de cette belle et pieuse récollection où a régné une saine atmosphère d’étude studieuse, de prière et de bons moments de convivialité.

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vendredi 16 mars 2018

A lire: L'Oraison pour tous - A l'école de la Sainte Trinité


Entretien d’Arnaud de Beauchef avec Notre Dame de Chrétienté à l’occasion de la sortie de son livre « A l’école de la Sainte Trinité » aux éditions Nuntiavit (www.nuntiavit.org).

oraison-pour-tous.jpgA l’heure de l’internet, de l’intelligence artificielle et de la réalité augmentée, y a-t-il encore un sens à penser et construire la Chrétienté de demain ?
Bien évidemment, si la Chrétienté est une « nostalgie en conserve », si elle est faite uniquement d’une relecture (parfois embellie) de l’histoire, nous percevons un hiatus profond entre cette aspiration un peu romantique et notre réalité quotidienne.

Comment sortir du dilemme ?
Il y a urgence à repenser la Chrétienté en revenant aux sources. Ce qui est proprement unique pour nous chrétiens se résume en deux points : d’une part, nous sommes à l’image et à la ressemblance de Dieu selon les termes de la Genèse et, d’autre part, nous sommes profondément aimés et sauvés par le Dieu trinitaire qui nous appelle à Sa Lumière comme nous le résume le Prologue de Saint Jean.
Cette vision de l’homme est unique dans l’histoire de l’humanité. Aucune religion ou civilisation n’est partie de ces prémisses extraordinaires. De ce fait, nous sommes en ce monde co-créateurs : nous sommes capables de Dieu. Si nous sommes limités et mortels, nous savons que notre fin est « normalement » en Dieu. C’est précisément cela qui nous rend capables de créer une civilisation harmonieuse qui n’a pas peur des évolutions techniques. L’islam, parce qu’il a rejeté ces principes dès ses origines, est incapable de sortir les peuples de la violence et de l’asservissement. Il n’y a chez lui ni dignité de l’homme habité par Dieu ni amour.

Quelle forme les chrétiens pourront-ils donner à la civilisation de demain ?
Nous n’en savons pas grand-chose. Là est le défi et le charme de la création sans déterminisme. Nous avons un moyen premier et sûr d’y parvenir : unir le cœur de l’homme à la Trinité. C’est par ce mouvement que l’homme acquiert sa maturité, remplace la violence par la miséricorde et la recherche de son intérêt personnel par la charité au service du bien commun.

Dans notre civilisation marchande la nouveauté est synonyme de profit et de consommation. L’enjeu du monde actuel est de capter l’imagination des hommes dès leur plus jeune âge, de les rendre esclaves de désirs toujours nouveaux. Les outils de communication entre les hommes se raffinent et gagnent en efficacité. Ne pas laisser un instant de répit à chacun, traquer ses moindres faiblesses pour lui proposer sans cesse une nouvelle consommation, voilà le but. Ce monde-là va au totalitarisme à grand pas. Il confond déjà homme et machine, car l’homme n’a plus de finalité propre. Devenu âgé, l’homme perdra ses vertus de consommateur et deviendra inutile, bon à être supprimé.
Cela ne veut pas dire que nous devons rejeter les innovations actuelles, mais nous devons faire nos choix sans moyen terme : voulons-nous être habités par Dieu, libres de créer pour nous élever ? voulons-nous être habités par la consommation, asservis par nos pulsions ?
Si nous voulons être habités par Dieu parce qu’Il est notre fin et qu’Il nous rend dignes de créer cette civilisation chrétienne, nous devons choisir une certaine radicalité.

Cette radicalité de l’Evangile fait toujours un peu peur. De quoi s’agit-il et comment nous rendre tout cela accessible ?
Notre problème actuellement est celui de la main ouverte et de la main fermée. Parfois, nous ouvrons nos mains au Seigneur et nous voulons vraiment qu’Il nous habite. Et puis viennent les sollicitations du monde, de nos proches... et nous refermons bien vite cette main, pour redevenir des consommateurs en mal du dernier tube sur Itunes, d’échanges avec notre tribu Facebook ou en quête d’illusions sur Youtube.
Pour sortir de cette impasse le seul moyen est de garder la main ouverte, de recourir aux sacrements et de pratiquer l’oraison quotidienne. Nous devons recourir à l’intelligence surnaturelle qui surpasse tout. Sans ces deux moyens pas d’espoir et pas de civilisation chrétienne à venir.

N’êtes-vous pas en train de nous dire que notre rôle à nous est maintenant d’aller au-delà de la question liturgique ?
Grâce à la ténacité de nos pères ces cinquante dernières années, nous sommes heureux de pouvoir bénéficier de la liturgie extraordinaire, liturgie antique héritée de la tradition apostolique la plus authentique. Grâce à elle, nous sommes « naturellement » mis face à la Trinité en dépit de nos pauvretés. Notre tâche, et l’enjeu de notre époque, est de créer cette vie d’oraison instaurant un dialogue intérieur avec Dieu.

Mais comment fait-on pour progresser dans cette vie d’oraison ?
Un élément de réponse à ce « comment » se trouve dans le livre « L’oraison pour tous à l’Ecole de la Sainte Trinité » (éditions Nuntiavit) que je viens de mettre en forme avec des prêtres de la Fraternité Saint Pierre. Ce livre est le fruit d’une école d’oraison en activité.
Créer des groupes, se réunissant et s’encourageant dans la pratique de l’oraison, contribuera à l’émergence de la Chrétienté du XXIème siècle.

Finalement, comment le pèlerinage de Chartres peut-il nous aider sur ce chemin ?
Le pèlerinage de Chartres doit être pour nous le lieu des engagements pour la vie. Il est le lieu où nous nous rappelons notre but : cheminer vers notre fin, Dieu par la Vierge. Il est le lieu où les sacrements nous fortifient chaque jour dans la connaissance de Dieu. Il est le lieu de la prière qui nous remplit le cœur. Il est le lieu de notre effort offert. Le reste, tout ce qu’il y a de mondain, est secondaire.
Pour préparer ce temps de pèlerinage à venir et en faire le moment de cette main ouverte qui s’offre à l’amour de Dieu pour faire surgir la Chrétienté de demain, commençons dès à présent la pratique des sacrements et l’oraison quotidienne : un petit quart d’heure journalier est un bon début.

Arnaud de Beauchef




Les Anges gardiens sous les palmiers et les cocotiers !



Les Anges gardiens du pèlerinage ont été plus de 2 500, l'année dernière, à accompagner les chapitres marcheurs de leur prière. Certains ont prié seuls, d'autres dans le cadre d'une Communauté ou bien d'un groupe local (30 groupe en France et à l'étranger; voir la liste sur cette page). Jusqu'à présent, un seul groupe local organisait un pèlerinage d'un jour, celui du Barroux, grâce au Père François de Sales, entre les deux abbayes. En 2017, trois autres pèlerinages se sont déroulés, loin de Paris - à Ars et à Serrabonne (Pyrénées-Orientales) - et même très loin de Paris, dans un département d'outre-mer, la Martinique. Voici le récit de l'abbé Spriet, aumônier de ce pèlerinage hors norme.

Chartres sonne jusqu'aux Antilles !


Martinique2017-peleAG-2.jpgD'apéritifs en apéritifs, quelques familles évoquent leurs souvenirs du “Pélé de Chartres”, et naît le désir de faire “LE Pélé” en Martinique, puisque se rendre en métropole pour un week-end est impossible, et que ne rien faire durant le week-end de Pentecôte apparaît de moins en moins possible aussi... Le Chef de Chapitre et ses adjoints sont nés ! L'abbé, multirécidiviste comme les autres, n'est pas difficile à convaincre. Reste à discerner comment “inculturer” ce pèlerinage aux Antilles, et à trouver le parcours. comme le Chapitre se veut familial, il faut exclure les chemins non-carrossables en poussette et exclure aussi les routes trop fréquentées. Et comme les Antillais ne sont pas très habitués à la vie sous tente et que nous n'aurons pas la logistique nécessaire, il ne faut pas recopier la formule. Les discussions de sortie d'école nous fourniront la solution : un tronçon de 9 Km situé entre deux églises, de la tombe de Mgr de La Brunelière à la statue de Notre-Dame du Grand Retour dont il avait organisé la venue sur l'île en 1948.

Martinique2017-peleAG-5.jpgContact pris avec Notre-Dame de Chrétienté par mail, nous apprenons que la “formule Anges-Gardiens” existe et que nous pouvons faire partie de la colonne (spirituelle) marchant vers Chartres et recevoir les livrets du Pélé. Le verbe “prévoir” et le verbe “anticiper” n'étant pas dans le dictionnaire de “l'île aux fleurs”, NDC consent à nous envoyer une pile de livrets sans attendre les inscriptions. Inscriptions qui se feront encore sur le parvis au départ... comme au vrai Pélé ! Au total, 88 personnes, dont 2 in utero !

Nous voilà donc en train de chanter “Chartres sonne !”, avec la bénédiction de l'Archevêque local. Bon, d'accord : il y a tant de non-initiés que cela ne fait frissonner que quelques échines. Mais bon, c'est tout simplement incontournable, n'est-ce pas ? Ici, le palmier remplace le chêne de la forêt de Rambouillet et la bananeraie tient lieu de champ de blé de la Beauce, mais enfin, c'est bien le même soleil qui nous réchauffe, les mêmes bannières que nous portons, le même élan qui nous anime. C'est le même Seigneur qui pardonne et la même Mère qui nous écoute égrainer notre chapelet. Notre pélé aura prolongé le vôtre... puisque qu'avec 6h de décalage horaire, nous nous sommes mis en marche quand vous touchiez au but !

Après la Messe d'action de grâces à J+10, une chose est certaine : l'an prochain, le bouche-à-oreille aidant, nous doublerons la mise !

Padre Arnaud SPRIET



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mardi 13 mars 2018

Pèlerinage 2018: découvrez l'affiche!


Ouverture des inscriptions le dimanche 25 mars (dimanche des Rameaux).


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