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Dimanche 30 octobre (calendrier St. Pie V)
Dimanche 20 novembre (calendrier Paul VI)

« Le Christ est Roi sur toute la Création, et en particulier sur les sociétés humaines. »

Catéchisme de l’Église Catholique n° 2105


Dieu éternel et tout-puissant qui avez voulu réunir toutes choses dans votre Fils bien-aimé, Roi de l'univers, accordez, dans votre bonté, à la grande famille des nations, déchirée par la blessure du péché, de se soumettre à son joug plein de bénignité. Lui qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous.
(collecte de la fête)

Le Royaume du Christ est royaume de vérité et de vie, royaume de sainteté et de grâce, royaume de justice, d'amour et de paix (préface du Christ-Roi).


En instituant la fête du Christ-Roi le Pape Pie XI a voulu proclamer solennellement la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ sur le monde. Le Christ est Roi des familles et des cités, des peuples et des nations, le roi de l'univers entier (présentation de la fête dans le Missel de Dom Gaspar Lefebvre)

Il faut profiter de la solennité liturgique pour relire l'encyclique de Pie XI, "Quas primas" (11 décembre 1925)

"Quas primas" sur le site du Vatican

Version pdf téléchargeable : Quas Primas.pdf

Ci-dessous quelques extraits de "Quas primas"

  • § 5. Il est de toute évidence que le nom et la puissance de roi doivent être attribués, au sens propre du mot, au Christ dans son humanité
  • § 8. Il en résulte que les anges et les hommes ne doivent pas seulement adorer le Christ comme Dieu, mais aussi obéir et être soumis à l'autorité qu'il possède comme homme; car, au seul titre de l'union hypostatique, le Christ a pouvoir sur toutes les créatures.
  • § 13. Et, à cet égard, il n'y a lieu de faire aucune différence entre les individus, les familles et les Etats; car les hommes ne sont pas moins soumis à l'autorité du Christ dans leur vie collective que dans leur vie privée. Il est l'unique source du salut, de celui des sociétés comme de celui des individus: Il n'existe de salut en aucun autre; aucun autre nom ici-bas n'a été donné aux hommes qu'il leur faille invoquer pour être sauvés. (...) Il est l'unique auteur, pour l'Etat comme pour chaque citoyen, de la prospérité et du vrai bonheur: "La cité ne tient pas son bonheur d'une autre source que les particuliers, vu qu'une cité n'est pas autre chose qu'un ensemble de particuliers unis en société" .
  • § 14. Si les princes et les gouvernants légitimement choisis étaient persuadés qu'ils commandent bien moins en leur propre nom qu'au nom et à la place du divin Roi, il est évident qu'ils useraient de leur autorité avec toute la vertu et la sagesse possibles. Dans l'élaboration et l'application des lois, quelle attention ne donneraient-ils pas au bien commun et à la dignité humaine de leurs subordonnés!
  • § 18. La peste de notre époque, c'est le laïcisme, ainsi qu'on l'appelle, avec ses erreurs et ses entreprises criminelles. (...) Comme vous le savez, Vénérables Frères, ce fléau n'est pas apparu brusquement; depuis longtemps, il couvait au sein des Etats. On commença, en effet, par nier la souveraineté du Christ sur toutes les nations; on refusa à l'Eglise le droit - conséquence du droit même du Christ - d'enseigner le genre humain, de porter des lois, de gouverner les peuples en vue de leur béatitude éternelle. Puis, peu à peu, on assimila la religion du Christ aux fausses religions et, sans la moindre honte, on la plaça au même niveau.

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