Lundi 20 mai 2019

Appel à un jeûne national pour Vincent Lambert

L'arrêt des soins de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans, a débuté ce matin au CHU de Reims.

«C'est une honte, un scandale absolu, ils n'ont même pas pu embrasser leur fils», a réagi Me Jean Paillot, avocat des parents.

«Rappelons à ceux qui soutiennent le processus visant à provoquer la mort de Vincent Lambert qu’il induit une triple extension du concept d’euthanasie, indique Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita. Casser cette digue, c’est risquer l’inondation! Car Vincent Lambert n’est pas en fin de vie, n’est pas malade et n’a rien demandé. Il a même fait preuve de sa vitalité, en 2013, en résistant déjà à un arrêt d’alimentation de 31 jours! On peut voir un “syndrome de persévération”dans le refus collectif (médical, judiciaire et politique) d’offrir à Vincent Lambert un lieu de vie et de soins réellement adapté à son état.»

Notre Dame de Chrétienté appelle ses pèlerins à un jeûne national en ce triste jour d'exécution de la sentence du Dr Sanchez à l'encontre de Vincent Lambert et invite chacun à demander l'intercession du professeur Lejeune.

Amis prêtres, nous vous invitons à faire sonner le glas de vos églises tous les jours à 15h, heure des rendez-vous du 19 mai 2019, heure de la mort du Christ, heure de sa miséricorde infinie.

La Direction des pèlerins

 

15ème jour de préparation à la Consécration à la Sainte Vierge

La présentation de la consécration mariale ainsi que tous les textes de préparation sont disponibles sur cette page

Rappel du but de cette « première semaine » (après les « 12 premiers jours préparatoires ») : acquérir la connaissance de soi-même et la contrition de ses péchés.

« Seigneur, je Vous ai offensé par mes péchés, ma faiblesse, mon inconsistance. Sans Vous, je ne suis rien, je ne peux rien. Je veux renoncer à cette loi que je sens dans mon coeur et dans mes membres et qui s’oppose à Votre loi. »

Programme de la journée :

1)  Récitation de tout ou partie des Litanies du Saint Esprit et de tout ou partie des Litanies de la Sainte Vierge

2°) Méditation puis examen de conscience à partir d’un passage de l’Evangile selon Saint Matthieu. Aujourd’hui : Du bon emploi des richesses (Lc XVI, 1-15). La grande richesse du monde est de pouvoir aimer comme Dieu aime. Aimer le Seigneur et aussi notre prochain. Se faire un trésor au Ciel, c’est utiliser ici-bas notre activité spirituelle pour la mettre au service de notre prochain : nous serons alors riches de notre amour désintéressé, riches de notre patience, riches de notre pardon miséricordieux. Avec Dieu, apprendre à aimer comme Dieu.

1- Il disait aussi à ses disciples : " Il était un homme riche qui avait un intendant ; celui-ci lui fut dénoncé comme dissipant ses biens.

2- Il l'appela et lui dit : " Qu'est-ce que j'entends dire de toi ? Rends compte de ton intendance, car tu ne pourras plus être intendant. "

3- Or l'intendant se dit en lui-même : " Que ferai-je, puisque mon maître me retire l'intendance ? Bêcher, je n'en ai pas la force ; mendier, j'en ai honte.

4- Je sais ce que je ferai pour que, quand je serai destitué de l'intendance, (il y ait des gens) qui me reçoivent chez eux. "

5- Ayant convoqué chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier : " Combien dois-tu à mon maître ? "

6- Il dit : " Cent mesures d'huile. " Et il lui dit : " Prends ton billet, assieds-toi vite et écris : cinquante. "

7- Ensuite il dit à un autre : " Et toi, combien dois-tu ? " Il dit : " Cent mesures de forment. " Et il lui dit : " Prends ton billet et écris : quatre-vingts. "

8- Et le maître loua l'intendant malhonnête d'avoir agi d'une façon avisée. C'est que les enfants de ce siècle sont plus avisés à l'égard de ceux de leur espèce que les enfants de la lumière.

9- Et moi je vous dis : Faites-vous des amis avec la Richesse malhonnête, afin que, lorsqu'elle viendra à manquer, ils vous reçoivent dans les pavillons éternels.

10- Qui est fidèle dans les petites choses est fidèle aussi dans les grandes, et qui est malhonnête dans les petites choses est malhonnête aussi dans les grandes.

11- Si donc vous n'avez pas été fidèles pour la Richesse malhonnête, qui vous confiera le (bien) véritable ?

12- Et si vous n'avez pas été fidèles pour le (bien) d'autrui, qui vous donnera le vôtre ?

13- Nul domestique ne peut servir deux maîtres : car ou il haïra l'un et aimera l'autre,

ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et la Richesse. "

14- Les Pharisiens, qui étaient amis de l'argent, écoutaient tout cela, et ils se moquaient de lui.

15- Et il leur dit : " Vous, vous êtes ceux qui se font justes aux yeux des hommes ; mais Dieu connaît vos coeurs ; car ce qui est élevé parmi les hommes est abomination aux yeux de Dieu.

3) Faire un acte de louange à Dieu pour sa grandeur et sa bonté, ou bien un acte de renoncement à sa propre volonté, ou bien un acte de repentir de ses fautes.

4) Lecture d’un passage du Traité de la Vraie Dévotion de Saint Louis-Marie, N° 78 à 82 : Chasser ce qu’il y a de mauvais en nous.

5) Une prière à la Sainte Vierge : Ave Maris Stella, Regina Caeli, Souvenez-vous,

6) Pour ceux qui veulent aller plus loin : lecture de certains passages de l’Imitation de Jésus-Christ : L.I, ch.24, L.II, ch.5, L.III, ch.7, 8, 13, 20, 30, 47

7) et ne pas oublier… son chapelet quotidien !

 

20 Mai : inscrivez vous au pèlerinage avant minuit pour bénéficier des tarifs préférentiels !

 

En croissance constante depuis sa création en 1982, le pèlerinage de Chartres nécessite une organisation toujours plus conséquente : plus l’anticipation est grande, plus les moyens humains et matériels sont ajustés. C’est pourquoi nous savons mis en place un tarif préférentiel limité dans le temps, qui prend fin cette année le lundi 20 mai à minuit, soit ce soir !

Pour rappel, il y a diverses manières de faire le pèlerinage :

Si cela n’a pas déjà été fait, vous pouvez dès maintenant vous inscrire en cliquant sur ce lien:
 


Par ailleurs, comme indiqué dans un précédent message, nous recherchons des bonnes volontés pour renforcer les équipes des services (transport pèlerins, entretiens WC, équipiers son et transmission vidéo, fontainiers, sacs, tentes, accueil bivouac, propreté, sécurité marche familles et enfants, circulation, haltes). Pour plus d’explications, consultez cette page. Pour plus d'information sur les services des "Soutiens", consultez cette rubrique. N’oubliez pas d’indiquer le service que vous souhaitez rejoindre lors de votre inscription en ligne. 

Nous avons aussi besoin de cheftaines (jeunes filles âgées d’au moins 15 ans) pour encadrer les chapitres enfants. 
Pour proposer votre aide au responsable des chapitres enfants, cliquez ici

Enfin, en raison de l’incendie de Notre-Dame, le départ du pèlerinage se fera de l’église Saint Sulpice à Paris. Pour en savoir plus, connectez-vous régulièrement sur www.nd-chretiente.com

Nous vous remercions infiniment de votre aide par votre inscription rapide et comptons sur vous pour relayer ce mail autour de vous ! 

L'Association Notre-Dame de Chrétienté 
 

 

Mobilisons-nous pour Vincent Lambert !

l’Elysee semble vouloir comptabiliser les appels concernant le prochain arrêt des soins de Vincent Lambert.

C’est donc très simple : vous appelez le standard de l’Elysee (01 42 92 81 00) et vous expliquez à la standardiste que vous souhaitez transmettre un message de grande émotion au Président de la république face à la décision d’arrêt des soins de Vincent Lambert, programmé pour la semaine prochaine.

Les appels sont comptabilisés les appels en ce sens. Elle nous invite aussi, si on le souhaite, à laisser un mot sur www.elysee.frSoyons très très nombreux à le faire au plus vite.

14ème jour de préparation à la Consécration à la Sainte Vierge

La présentation de la consécration mariale ainsi que tous les textes de préparation sont disponibles sur cette page

Rappel du but de cette « première semaine » (après les « 12 premiers jours préparatoires ») : acquérir la connaissance de soi-même et la contrition de ses péchés.

« Seigneur, je Vous ai offensé par mes péchés, ma faiblesse, mon inconsistance. Sans Vous, je ne suis rien, je ne peux rien. Je veux renoncer à cette loi que je sens dans mon coeur et dans mes membres et qui s’oppose à Votre loi. »

 

Programme de la journée :

1) Récitation de tout ou partie des Litanies du Saint Esprit et des Litanies de la Sainte Vierge :

2) Méditation puis examen de conscience à partir d’un passage de l’Evangile selon Saint Matthieu. Aujourd’hui : Tenez-vous prêts (Mt XXV, 1-13). La Vigilance est une vertu ! Elle nous met en éveil : pour le Bien à faire, et contre le mal à éviter. Comme l’oeil de la servante auprès de sa maîtresse, soyons attentif au bon vouloir de Dieu.

1- Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l'époux.

2- Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq étaient sages.

3- Les folles, en prenant leurs lampes, n'avaient pas pris d'huile avec elles ;

4- mais les sages avaient pris de l'huile dans leurs vases avec leurs lampes.

5- Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent.

6- Au milieu de la nuit, un cri se fit (entendre) : Voici l'époux ! Allez à sa rencontre !

7- Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes.

8- Et les folles dirent aux sages : " Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. "

9- Les sages répondirent : " De crainte qu'il n'y en ait pas assez pour nous et pour vous, allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. "

10- Mais, pendant qu'elles s'en allaient en acheter, l'époux arriva, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui au festin des noces, et la porte fut fermée.

11- Plus tard, les autres vierges vinrent aussi, disant : " Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous ! "

12- Mais il répondit : " En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas. "

13- Donc veillez, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure.

3) Faire un acte de louange à Dieu pour sa grandeur et sa bonté, ou bien un acte de renoncement à sa propre volonté, ou bien un acte de repentir de ses fautes.

4) Lecture d’un passage du Traité de la Vraie Dévotion de Saint Louis-Marie, N° 78 à 82 : Chasser ce qu’il y a de mauvais en nous.

5) Une prière à la Sainte Vierge : Ave Maris Stella, Regina Caeli, Souvenez-vous…

6) Pour ceux qui veulent aller plus loin : lecture de certains passages de l’Imitation de Jésus-Christ : L.I, ch.24, L.II, ch.5, L.III, ch.7, 8, 13, 20, 30, 47

7) et ne pas oublier… son chapelet quotidien !

samedi 18 mai 2019

Les victoires de Notre-Dame par le Rosaire

Le Rosaire n'est pas seulement une prière contemplative qui favorise l'union à Dieu et notre identification au Christ par Marie. Il est une prière de supplication d'une extraordinaire efficacité. Innombrables sont les grâces obtenues par le Rosaire pour notre sanctification personnelle comme pour la société chrétienne. La victoire de Lépante en est le plus éclatant témoignage : Notre-Dame du Rosaire, c'est Notre-Dame des Victoires !

Les Papes et les saints nous l'attestent. "Par le Rosaire, on peut tout obtenir... C'est une longue chaîne qui relie le ciel à la terre, une des extrémités est entre nos mains, et l'autre dans celles de la Sainte Vierge. Tant que le Rosaire sera récité, Dieu ne pourra abandonner le monde, car cette prière est toute puissante sur son cœur" (sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus). Quelles sont les raisons de cette puissance du Rosaire sur le cœur de Dieu et sur celui de Notre-Dame ? Répondons d'abord que le Rosaire possède les qualités requises pour une prière efficace, car il nous fait demander avec persévérance, confiance et humilité. Il se prête aussi à une récitation communautaire, spécialement au sein de la famille ; or Jésus nous a promis qu'il exaucerait ce que nous nous accorderions à lui demander. De plus, nous rappelons à Jésus et à la sainte Vierge ce qu'ils ont accomplis pour notre salut. Ce sont autant de titres pour notre prière à être exaucée.

La répétition de l'Ave émeut le Cœur de Marie qui est le cœur de notre Mère. Et surtout, cette prière fait appel à l'intercession de Marie qui est toute puissante sur le Cœur de son Fils. Elle est toute-puissante auprès du Tout-Puissant. On a pu l'appeler : la toute-puissance suppliante. "Ames prédestinées, esclaves de Jésus en Marie, disait saint Louis-Marie de Montfort, apprenez que l'Ave Maria est la plus belle de toutes les prières après le Pater ; c 'est le plus parfait compliment que vous puissiez faire à Marie, puisque c 'est le compliment que le Très-Haut lui envoya faire par un archange pour gagner son cœur ; et il fut si puissant sur son cœur, par les charmes secrets dont il est plein, que Marie donna son consentement à l'Incarnation du Verbe, malgré sa profonde humilité. C 'est par ce compliment aussi que vous gagnerez infailliblement son cœur, si vous le dites comme il faut. L'Ave Maria bien dit, c 'est-à-dire avec attention, dévotion et modestie, est, selon les saints, l'ennemi du diable, qui le met en fuite, et le marteau qui l'écrase, la sanctification de l'âme, la joie des anges, la mélodie des prédestinés, le cantique du Nouveau Testament, le plaisir de Marie et la gloire de la Très Sainte Trinité" (Traité de la vraie dévotion à la sainte Vierge, n° 252-253.)

C'est alors de la plénitude de grâce de Marie que nous recevons les bienfaits. "Lorsque dans la prière nous cherchons refuge en Marie, c'est en la Mère de Miséricorde que nous cherchons refuge ; en une Mère animée à notre endroit de tels sentiments que, quels que soient nos besoins, surtout s'ils se rapportent à notre salut, d'elle-même et avant même que nous l'invoquions, elle est toujours là pour ouvrir le trésor de cette grâce qui, dès l'origine, lui a été dispensée par Dieu en telle abondance qu'elle a fait d'elle une Mère digne de Lui". Avec quelle assurance ne devons-nous pas dire notre Rosaire ! "La Vierge du Rosaire n'a pas fini de remporter des victoires. Elle attend seulement pour cela, de notre part, une ferveur redoublée, une confiance plus filiale, un courage sans défaut" (Père Calmel). Saint Pie X nous laisse ce testament : "Donnez-moi une armée qui récite le chapelet et je ferai la conquête du monde. De toutes les prières, le Rosaire est la plus belle et la plus riche en grâce, celle qui plaît le plus à la Très Sainte Vierge Marie. Aimez donc le Rosaire et récitez-le avec piété tous les jours... "

PS : les inscriptions effectuées avant le 20 mai bénéficient de conditions largement préférentielles ; nous vous invitons à en profiter en vous inscrivant en ligne  ici

13ème jour de préparation à la Consécration à la Sainte Vierge

La présentation de la consécration mariale ainsi que tous les textes de préparation sont disponibles sur cette page

Rappel du but de cette « première semaine » (après les « 12 premiers jours préparatoires ») : acquérir la connaissance de soi-même et la contrition de ses péchés. « Seigneur, je Vous ai offensé par mes péchés, ma faiblesse, mon inconsistance. Sans Vous, je ne suis rien, je ne peux rien. Je veux renoncer à cette loi que je sens dans mon coeur et dans mes membres et qui s’oppose à Votre loi. »

Introduction à cette « première semaine » :

- Lecture de la lettre de l’aumônier.

- Lecture des courtes recommandations de saint Louis-Marie Grignon de Montfort pour cette semaine.

 

Programme de la journée :

1) Récitation de tout ou partie des Litanies du Saint Esprit et de tout ou partie des Litanies de la Sainte Vierge

2°) Méditation puis examen de conscience à partir d’un passage de l’Evangile selon Saint Matthieu. Aujourd’hui : Ne vous laissez pas influencer par de faux prophètes (Mt XXIV, 4- 14) ; psaume 150 .Dans les temps difficiles, les faux prophètes font recette : laissant croire à une autre loi que la loi de Jésus Christ, à un autre chemin que celui de la Croix pour gagner l’éternité. Un autre bonheur éternel que celui du Ciel. Alors, il y aura des trahisons, et l’amour se refroidira. Nous sommes tous touchés par les faux prophètes : demandons la grâce de la persévérance pour choisir la voie droite dans toutes les circonstances.

3- Lorsqu'il se fut assis sur la montagne des Oliviers, ses disciples s'approchèrent de lui, à part, et dirent : " Dites-nous quand ces choses arriveront, et quel sera le signe de votre avènement et de la fin du monde ? "

4- Jésus leur répondit : " Prenez garde que nul ne vous induise en erreur.

5- Car beaucoup viendront sous mon nom, disant : " C'est moi qui suis le Christ, et ils en induiront un grand nombre en erreur.

6- Vous aurez à entendre parler de guerres et de bruits de guerre : voyez ! N’en soyez pas troublés, car il faut que tout arrive ; mais ce n'est pas encore la fin.

7- En effet, on se dressera nation contre nation, royaume contre royaume, et il y aura des pestes, des famines et des tremblements de terre par endroits :

8- tout cela est le commencement des douleurs.

9- Alors on vous livrera à la torture et on vous fera mourir, et vous serez en haine à toutes les nations, à cause de mon nom.

10- Alors aussi beaucoup failliront ; ils se trahiront les uns les autres et se haïront les uns les autres.

11- Et il s'élèvera plusieurs faux prophètes qui en induiront un grand nombre en erreur.

12- Et à cause des progrès croissants de l'iniquité, la charité d'un grand nombre se refroidira.

13- Mais qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.

14- Et cet évangile du royaume sera proclamé dans le monde entier, en témoignage pour toutes les nations ; et alors viendra la fin.

Ps. 150 :

1 Alléluia !

2 Louez Dieu dans son sanctuaire ! Louez-Le dans le séjour de sa puissance !

Louez-Le pour ses hauts faits ! Louez-Le selon l'immensité de sa grandeur !

3 Louez-Le au son de la trompette ! Louez-Le sur la harpe et la cithare ! Louez-Le dans vos danses, avec le tambourin ! Louez-Le avec les instruments à cordes et le chalumeau (*) !

4 Louez-le avec les cymbales au son clair ! Louez-le avec les cymbales retentissantes ! Que tout ce qui respire loue Yahweh ! Alléluia.

(* le chalumeau est ici une flûte pastorale)

3) Faire un acte de louange à Dieu pour sa grandeur et sa bonté, ou bien un acte de renoncement à sa propre volonté, ou bien un acte de repentir de ses fautes.

4) Lecture d’un passage du Traité de la Vraie Dévotion de Saint Louis-Marie, N° 78 à 82 : Chasser ce qu’il y a de mauvais en nous.

5) Une prière à la Sainte Vierge : Ave Maris Stella, Regina Caeli, Souvenez-vous, etc.

6) Pour ceux qui veulent aller plus loin : lecture de certains passages de l’Imitation de Jésus-Christ : L.I, ch.24, L.II, ch.5, L.III, ch.7, 8, 13, 20, 30, 47

7) et ne pas oublier… son chapelet quotidien !

50 bonnes raisons de faire le pélé

 "Un pèlerin est un disciple qui cherche à devenir de plus en plus disciple. Les disciples de Jésus le suivent en l’écoutant et l’écoutent en le suivant. Ils le regardent prier le Père des Cieux, aimer, guérir, faire le bien, supporter la haine, l’opprobre, le dénuement jusqu’à la croix. Avec lui, les pèlerins se réjouissent parce que le cœur de tout homme est fait pour aimer Dieu, et que l’Esprit Saint est donné pour en vivre."

Mgr Aumonier, évêque de Versailles

"Ce ne sont pas seulement les croyants qui ont droit à la vérité, mais tous les hommes"

Le 22 février 2018, le cardinal Reinhard Marx annonçait, en tant qe président de la conférence des évêques d'Allemagne, l'ouverture de la communion aux protestants mariés avec un catholique. Suite à cette prise de position, le cardinal néerlandais Willem Jacobus Eijk, archevêque d'Utrecht, a demandé une clarification au pape, le 7 mai 2018 dans une tribune publiée sur les sites National Catholic Register et La Nuova Bussola Quotidiana. Un an après cette tribune, Jeanne Smits est allée à la rencontre du cardinal Eijk pour faire un point sur l'intercommunion et la situation de l'Eglise.

 

Eminence, j’ai été très frappée par l’article que vous avez publié dans le National Catholic Register et La Nuova Bussola Quotidiana en mai dernier. Vous aviez d’abord évoqué l’idée que l’on puisse donner la communion aux conjoints protestants de fidèles catholiques. Vous souligniez la confusion que cela provoquerait. La situation s’est modifiée depuis lors : avez-vous eu des informations à ce sujet, par exemple, à propos de couples qui auraient demandé à bénéficier de cette possibilité, ou si cela se fait ici ou là ?

J’ai réagi à ce document de la conférence des évêques allemands pour une raison très précise. Il se trouve que dans notre diocèse cela fait déjà un bon moment qu’à l’occasion des grandes cérémonies nous attirons l’attention sur le fait que seules les personnes vivant en communion complète avec l’Eglise catholique, peuvent recevoir la communion. Les autres peuvent s’avancer, les bras croisés sur la poitrine, pour recevoir une bénédiction. Nous précisons encore : « Vous pouvez également tout simplement rester à votre place pour vous y unir au Seigneur par une prière silencieuse. » Ce texte, nous l’avons également intégré dans les livrets de cérémonie, par exemple pour les ordinations sacerdotales, les confirmations… Dans de nombreux endroits, nous constatons que les personnes en tiennent compte. On voit partout des gens s’avancer les mains croisées sur la poitrine ; ce sont souvent des protestants mariés avec des catholiques. Ces personnes se montrent très heureuses de cette bénédiction. Elles apprécient beaucoup de pouvoir s’avancer avec les autres, et de recevoir quelque chose, elles aussi.

Lorsque le document énonçant la proposition de la conférence des évêques allemands a été médiatisé, mes évêques auxiliaires et moi-même avons pensé que cette idée pourrait bien atterrir chez nous. C’est pour cela que j’ai une nouvelle fois exposé, de manière très claire, l’enseignement de l’Eglise à propos de l’intercommunion. Cet article-là a fait le tour du monde : il a paru en anglais mais également en italien dans La Nuova Bussola Quotidiana Christiana (1). Elle nous a permis d’atteindre un grand nombre de personnes.

Dans cet article je n’ai pas seulement évoqué l’intercommunion mais également le fait que deux cardinaux, dont je n’ai pas donné les noms, avaient plaidé pour la bénédiction de « mariages » homosexuels.

A la suite de ce document de proposition allemand sur l’intercommunion, et en raison de ce plaidoyer explicite de cardinaux en faveur de la bénédiction des relations homosexuelles, j’ai demandé au pape de faire la clarté, tout simplement à partir des documents du magistère de l’Eglise.

Eh bien, à ce jour, la situation reste inchangée. Il n’y a pas eu de réaction, du moins publique. Et cela signifie que la confusion à propos de ces questions reste grande parmi les catholiques. On s’en rende compte de multiples façons. Et je le déplore fortement, car je suis pour la clarté.

Vous avez employé des mots extraordinairement forts. Vous avez parlé de l’« apostasie dans l’Eglise ». Pourriez-vous expliquer ce que vous vouliez dire?

J’ai cité le numéro 675 du Catéchisme de l’Eglise catholique. Parce que des cardinaux plaident pour la bénédiction des relations homosexuelles, j’ai renvoyé à ce numéro du catéchisme à la manière d’une mise en garde. On y lit que peu avant l’Apocalypse, des voix s’élèveront au sein même de l’Eglise, et même parmi les plus hautes autorités de l’Eglise qui exprimeront des opinions divergentes par rapport à la doctrine catholique. J’ai fait cela en guise d’avertissement : faisons attention à ne pas nous retrouver dans cette situation. Je dois dire que, à ma surprise, le cardinal Muller a repris cette idée: il a publié le 9 février dernier une déclaration sur les éléments fondamentaux de la foi catholique où il a également renvoyé au numéro 675 (2). Il est aussi remarquable que mon interview et la citation complète aient également été reprises par Mgr Gänswein, lors de la présentation d’un livre de Rod Dreher, Le Pari bénédictin.

Tout cela a touché de nombreuses personnes et beaucoup se sont mises à y réfléchir. J’espère ainsi obtenir qu’un nombre croissant de personnes dans l’Eglise ouvrent la bouche et apportent la clarté, car de nombreux catholiques – mais vous le savez comme moi – sont réellement dans la confusion.

Le problème aujourd’hui n’est-il pas que de nombreuses personnes en position d’autorité ne disent rien ? Ce silence n’est-il pas la grande épreuve de notre temps ?

Oui, mais j’ajouterai que, s’il s’agit là du devoir des cardinaux et des évêques, les prêtres, diacres, laïcs et bénévoles qui œuvrent dans les paroisses n’en sont pas exempts. En règle générale, on constate parmi les catholiques une forme de timidité à afficher leur propre foi dans le Christ ainsi que les principes de la doctrine de l’Eglise. Parmi les catholiques néerlandais, cette timidité est même très forte. Cela s’explique certes par le fait que, pendant les siècles qui ont suivi la Réforme, nous avons été obligés de nous tenir cois : il nous était difficile d’exprimer ouvertement quelque point de vue que ce soit. Nous pouvions certes célébrer notre liturgie dans des églises clandestines, ce qui nous permettait de continuer de proclamer notre foi, mais nous étions obligés de le faire de manière très circonspecte, et cette attitude continue de se manifester parmi les catholiques aujourd’hui. Mais c’est une tendance que l’on constate également dans d’autres parties du monde. 

Et même chez des parents…Or dans leur vie les enfants ne rencontrent pas d’abord un prêtre, mais leurs parents. Il est important que ces parents parlent très explicitement à leurs enfants de Jésus, de la prière, et des fondements de la foi.

Nous avons ici à midi et demi à la cathédrale une messe en anglais fréquentée par de très nombreux étrangers. On y voit tout un essaim de jeunes qui amènent aussi leurs enfants – ces jeunes ont souvent des familles – ce qui fait que la messe est aussi très animée, car on y voit de temps en temps un enfant commencer à courir, à crier, à pleurer ou je ne sais quoi – tout cela n’est vraiment pas grave. Mais ces enfants, mêmes s’ils ne comprennent pas ce qui est dit, voient déjà quelque chose du respect manifesté par leurs parents, par exemple au cours de la prière eucharistique pendant la consécration, où ceux-ci se tiennent complètement en silence. Les enfants le voient – et ce que l’on voit, ce que l’on apprend de ses parents en tant qu’enfant, on ne l’oublie jamais. Ce que l’on apprend plus tard, il arrive bien qu’on l’oublie… D’où la très grande importance de cette période pour l’apprentissage de la foi. Aussi j’aimerais appeler tous les parents à véritablement transmettre la foi à leurs enfants.

Je dois évidemment ajouter que l’une des causes du problème est que les parents eux-mêmes savent peu de choses de leur foi. Je dis toujours – et de nombreux prêtres s’y efforcent lors de la préparation au baptême – qu’il faut catéchiser les parents eux-mêmes au moment de la préparation des enfants à la première communion et à la confirmation : il faut en quelque sorte intégrer les parents. Il faut également qu’il existe un programme de catéchèse pour les parents.

J’ai moi-même fréquenté l’école secondaire à Amsterdam au cours de la deuxième moitié des années 1960 ; j’ai commencé en 1965. Les deux premières années, j’ai bénéficié d’un catéchisme excellent. Tout a commencé au cours de l’année 1967-68. Les cours de religion étaient encore dispensés par des prêtres mais on y parlait de tout sauf de la foi. C’étaient des séances de débat, on avait le droit de fumer, on discutait de l’avortement et de Che Guevara, et de je ne sais quoi encore – de tout ce qui était alors au centre de l’actualité. La foi n’était plus à l’ordre du jour. Et cela fait cinquante ans. La génération de ceux qui sont aujourd’hui grands-parents a déjà assez peu reçu. Et puis, que ne s’est-il passé au cours des années qui ont suivi ? Ainsi nous nous trouvons devant une tâche gigantesque.

Vous avez également demandé au pape en janvier 2018 qu’il mette fin à la confusion autour d’Amoris laetitia, et de l’accès à la communion des catholiques divorcés et remariés. Réclamez-vous toujours cette clarification ?

Oui, très certainement. J’ai écrit un article, peu avant le deuxième synode sur la famille – j’étais présent aux deux – en participant à un livre écrit par onze cardinaux. J’y ai témoigné du fait que la pratique est extrêmement ancienne dans l’Eglise, et que la doctrine elle-même est depuis très longtemps explicite, selon laquelle une personne divorcée qui se remarie civilement ne peut – faute de se trouver dans de bonnes dispositions – recevoir la communion, pas plus qu’il ne peut dans ces conditions recevoir l’absolution.

Il se trouve qu’Amoris laetitia ne dit pas littéralement que les divorcés civilement remariés dont le premier mariage n’a pas été déclaré nul peuvent recevoir la communion. Cela ne va pas jusque-là. Mais sur le fondement de quelques éléments et d’une note de bas de page, certains pensent pouvoir déduire que cela se peut, que c’est autorisé. Et on voit aujourd’hui certaines conférences épiscopales publier des documents pour dire que, si on a fait un parcours d’accompagnement avec un prêtre et qu’on a recherché un discernement avec lui, alors les personnes divorcées et civilement remariées peuvent recevoir la communion à un moment donné. Certaines conférences épiscopales ont réglé les choses ainsi, de très nombreuses conférences épiscopales n’ont rien réglé du tout, et d’autres conférences épiscopales ont dit exactement l’inverse. Eh bien, ce qui est vrai à un endroit A ne peut pas être faux à un endroit B. Cela va à l’encontre d’un des principes de la philosophie, le principe de non-contradiction – ce que l’on apprend en tant que séminariste dès l’introduction à la philosophie : c’est un des principes fondamentaux de la logique, de la pensée. Oui, je trouve important que l’on fasse la clarté, que les gens sachent où ils en sont.

Mais le pape lui-même a plutôt soutenu les conférences épiscopales qui en ont fait une interprétation libérale.

Certes, mais il l’a fait dans une lettre à la conférence épiscopale de Buenos Aires. De fait, cette conférence épiscopale de Buenos Aires a déclaré qu’à la suite d’un parcours d’accompagnement et de discernement avec un prêtre, il y a possibilité pour une personne divorcée et civilement remariée de recevoir la communion. Dans cette lettre, il dit aussi qu’il s’agit là de la bonne interprétation. Seulement une lettre d’un pape à une conférence épiscopale ne fait pas partie du magistère. Il faut que cela soit très clair. Il faut donc faire une distinction entre d’une part l’opinion que le pape peut exprimer à un moment donné et d’autre part son magistère, à savoir les déclarations qui appartiennent véritablement à son autorité d’enseignement, le magistère en tant que tel. Cette déclaration-là n’en fait pas partie.

Mais cela ne fait pas la clarté. Je pense que le pape doit donc faire la clarté, sur le plan de la doctrine, au moyen d’une déclaration dont on pourra dire avec certitude qu’elle appartient au magistère. Je dirais : au magistère ordinaire ou authentique. Il va de soi qu’il ne s’agit pas ici de dogmes ou d’expressions extraordinaires, mais simplement d’expressions du magistère authentique.

Je ne sais pas si cela vous choque que je dise ceci : en tant que catholiques, nous avons droit à la vérité de la part de l’Eglise. C’est aussi ce que nous demandons à l’Eglise au moment de notre baptême. « Que demandez-vous à l’Eglise ? – La foi. » En tant que catholiques dans la confusion nous avons souvent l’impression que nombre d’évêques et de cardinaux agissent vraiment comme si tout allait bien et qu’il n’y avait pas de confusion. Quel est notre rôle dans cette situation en tant que laïcs ?

Je voudrais d’abord faire remarquer que ce ne sont pas seulement les croyants qui ont droit à la vérité, mais tous les hommes. Jésus nous a envoyés pour annoncer l’Evangile dans son intégralité – y compris le passage où il affirme que le mariage est un et indissoluble – à tous les hommes. De telle sorte que tous les hommes ont droit à l’annonce de l’Evangile. Ils ont le droit d’avoir au moins la possibilité de rencontrer le Christ et d’apprendre à le connaître. Cela implique donc que nous en ayons vraiment le souci.

Que peut-on faire en tant que catholique ordinaire ? Eh bien, beaucoup, en réalité. En premier lieu, il y a la prière. La foi en la puissance de la prière est bien trop faible. La prière est efficace. La prière a une force extraordinaire. C’est surtout saint Alphonse de Liguori qui a signalé cela très souvent dans ses écrits spirituels, par exemple en disant que celui qui prie ne se perdra jamais.

Il y a aussi la réception des sacrements. Lorsque nous célébrons l’Eucharistie – et même si je la célèbre dans ma chapelle privée – alors je ne le fais pas seulement pour moi ou pour les personnes qui sont présentes et qui communient. Je le fais pour l’Eglise dans son ensemble, pour les diocèses, pour la communauté des fidèles, et aussi pour ceux qui ne croient pas. Et même pour ceux qui ne participent pas à l’Eucharistie et qui n’y songeraient ni de près ni de loin : on prie aussi pour eux. Le sacrifice est offert pour eux aussi, et il a un sens pour eux. Donc, j’aimerais vraiment recommander la messe quotidienne aux laïcs. Et la confession régulière. Et la pénitence – au temps de l’Avent et du Carême, mais aussi en dehors de ces périodes. On peut la faire de diverses manières et c’est vraiment une chose que l’on peut faire pour les autres. Offrir ses souffrances : il faut pour ainsi dire les poser sur la patène, afin qu’elles soient assumées dans le sacrifice du Christ. Ces souffrances, on peut aussi les offrir au profit de ceux qui se sont retrouvés dans la confusion, et y ajouter la prière pour que ces personnes puissent trouver la foi.

Au-delà, il est extraordinairement important que nous autres catholiques vivions notre foi de manière joyeuse, avec entrain et courage. Il faut l’assumer publiquement. Et aussi, que nous mettions la foi en pratique : que nous donnions véritablement à notre paroisse un visage diaconal. Il faut que les gens qui nous connaissent comme catholiques pratiquants voient à notre comportement ce que Jésus demande de nous, spécialement dans le Sermon sur la montagne, et que nous mettions cela en pratique. C’est cela que les gens attendent de nous.

Bien souvent, on entend dire : « J’ai eu cette expérience avec les catholiques, ou telle autre, j’ai vu un prêtre qui a dépassé les bornes : cette foi-là, je m’en passe. » Il se peut bien que tout cela soit tiré par les cheveux, mais parfois il arrive que les gens aient été réellement choqués, et que cela ait provoqué leur éloignement de la foi et de l’Eglise. Par rapport à tout cela, nous portons donc une responsabilité extraordinairement grande. Je ne saurais trop le souligner.

Il est également important que les catholiques s’informent très bien. Quand on est dans la confusion, il y a des moyens. Il y a nombre de sites Internet, y compris des sites étrangers, les publications des diocèses, les sites des diocèses et leurs communiqués. Nous publions quant à nous une lettre d’informations électronique à laquelle les gens peuvent s’abonner. Tout cela permet de s’informer et on y trouve beaucoup d’éléments sur les données de la foi. Et cela est important : la lecture sur la foi, s’informer sur la foi aide à mettre fin à votre propre confusion et vous permet aussi d’aider autrui à dépasser sa confusion.

Vous avez beaucoup parlé de la prière. Mais pour ce qui est du rosaire et des demandes de Notre-Dame de Fatima, avez-vous par rapport à cela un lien particulier ?

J’avais plutôt un lien avec Notre Dame de Lourdes. Cela est lié à la paroisse où j’ai grandi, à Duivendrecht – un petit village à la limite d’Amsterdam. Il y avait là un curé qui a dû y passer une trentaine d’années et qui est arrivé au pire moment de la polarisation au sein de l’Eglise aux Pays-Bas. Il est venu chez nous en août 1969. J’ai participé à sa messe d’installation, et j’ai construit avec lui un lien très fort. Par exemple, au moment de mon séminaire, je passais mes vacances chez lui à la cure, et j’en ai gardé d’excellents souvenirs. J’ai également célébré ses funérailles en 2012. Il a eu le temps d’apprendre que j’allais être créé cardinal, même s’il n’a pas pu vivre la création puisqu’il est mort entre-temps.

Ce curé m’a emmené à Lourdes – c’était un vrai habitué. Par la suite, en tant qu’évêque de Groningue, j’ai suivi plusieurs pèlerinages du diocèse comme accompagnateur spirituel. Mais c’est surtout le archidiocèse où je me trouve actuellement qui est marqué par une très forte spiritualité mariale : elle est remarquable. Une fois tous les trois ans, nous nous rendons en grand pèlerinage à Lourdes. Cela représente entre 1 300 et 1 500 personnes : pour notre archidiocèse, c’est un groupe important. Bien des séminaristes m’ont dit avoir découvert leur vocation à Lourdes. Voyez combien nous sommes redevables à Marie ! Son intercession est incroyablement féconde…

La Vierge Marie de Fatima, je la connaissais bien sûr, grâce à mes lectures, surtout à propos de l’application du troisième secret de Fatima à l’attaque contre le pape Jean-Paul II en 1981. Mais mon lien avec elle s’est fait plus intense en 2017 : c’était le centième anniversaire de son apparition aux pastoureaux dans les environs de Fatima.

Aussi, le 13 mai 2017, en tant qu’évêques des Pays-Bas, nous avons consacré nos diocèses au Très Saint Cœur de Marie : nous l’avons fait à la basilique Marie Etoile de la Mer à Maastricht. C’est moi qui ai donné l’homélie. Et c’est à cause de cette homélie que j’ai dû me plonger dans les secrets de Fatima. Et le premier secret, sur l’enfer, eh bien, je pense que c’est tout simplement un secret qui reste d’une très grande actualité car tel est notre devoir : nous assurer en tant que nous sommes chargés de l’annonce de la foi catholique que les gens ne finissent pas en enfer, et les mettre en garde à ce sujet. A ce propos, nous pouvons sincèrement nous demander si nous le faisons assez souvent. Car lorsqu’on parle de l’enfer, on suscite bien souvent des émotions. Pourtant, je pense que nous en avons vraiment le devoir.

Le deuxième secret évoquait la situation politique et concernait avant tout le XXe siècle : la fin de la Première Guerre mondiale, la révolution russe, l’annonce, déjà, de la Seconde Guerre mondiale. Marie appelle alors à prier pour la paix. Cette prière est tout autant d’actualité aujourd’hui, car nous vivons dans un monde extraordinairement peu sûr. La course à l’armement, à l’armement nucléaire, menace de reprendre. Certes, nous ne connaissons plus la guerre en Europe depuis 1945, et nous prions et espérons que cela continue, mais nous devons toujours prier pour cela, car les hommes sont des êtres très imprévisibles – nous y compris. Je dois dire que j’ai approfondi à l’occasion de cette homélie l’histoire de Notre-Dame de Fatima, une histoire que j’ai également mise en exergue.

À l’époque, en tant qu’évêques néerlandais, nous nous sommes demandés si les gens se déplaceraient. Mais une heure avant le début de la cérémonie, l’église était déjà pleine à craquer. En fait la réaction a été extrêmement positive.

En tant qu’évêques, nous avons pris l’an dernier l’initiative – aujourd’hui achevée – de mettre en place une Année du rosaire. Au cours de cette année tous les évêques des Pays-Bas ainsi que mes deux évêques auxiliaires et moi-même avons fait cette démarche : aller dire le chapelet avec les fidèles en divers endroits de nos diocèses, avant ou après la messe, dans le cadre de l’adoration ou d’autres manières. Je l’ai fait par exemple dans la basilique de la Sainte-Croix à Raalte : une église immense, fantastiquement belle, elle ressemble à une cathédrale. Nous devions dire le chapelet à 18 h 30, suivi de la messe à 19 heures, à l’occasion de la Toussaint. Je me suis dit: une telle messe solennelle en semaine aux Pays-Bas – c’est une solennité que depuis longtemps, nous célébrions lors du dimanche le plus proche et non pas en semaine, et qui a été replacée à sa date exacte – combien va-t-elle attirer de fidèles ? Eh bien, ce n’était vraiment pas si mal. Et ce qui m’a heureusement surpris, et même fait du bien, c’est qu’à 18 h 30, la plupart des fidèles étaient déjà présents, et qu’ils ont dit activement le chapelet. Et moi de penser : « Vous aussi, vous avez l’habitude de dire le chapelet ! » Or c’était un assez grand groupe. Donc, la prière du rosaire vit toujours aux Pays-Bas.

Il m’est aussi arrivé de consacrer un éditorial au rosaire dans la revue du diocèse. J’écrivais : ne savez-vous pas comment prier ? Eh bien, prenez votre chapelet. C’est une prière très simple. Chacun peut l’apprendre (car on ne peut même pas dire que chaque catholique néerlandais sache le Notre Père et le Je vous salue Marie, soyons honnêtes, même s’ils sont toujours nombreux à les connaître). Mais c’est aussi une prière profonde, et méditative. Quand on prie tout le rosaire, tous les mystères, on accompagne l’ensemble de la vie de Jésus-Christ pour finir sur l’Assomption de Marie au ciel, corps et âme, et son couronnement. En vérité, on regarde la vie de Jésus, on la contemple, on la considère avec les yeux de Marie, ce qui donne une grande plus-value à cette méditation de la vie de Jésus – avec ses yeux à elle, avec son aide à elle, avec son intercession.

Nulle autre que Marie ne peut ainsi nous prendre par la main dans la prière. Elle est la figure de l’Eglise, dit le concile Vatican II. En fait, nous devrions tous être comme elle : son « oui » – « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole » – est un oui qu’aucun d’entre nous ne peut prononcer du simple fait que nous ne sommes pas libres du péché originel comme elle l’était. Une fois de plus, elle est notre plus bel exemple, y compris dans la prière, et c’est pourquoi il est si bon de prier en union avec elle.

Jean-Paul II a dit que pour lui c’est la plus belle prière qui soit. Il a connu bien des moments difficiles dans sa vie : la perte de son frère et de son père alors qu’il était encore jeune ; il y a eu sa captivité pendant la guerre ; il était travailleur forcé dans les mines de sel. Plus tard, alors qu’il était évêque en Pologne, le KGB, les communistes avaient mis des mouchards dans son confessionnal. Il a été pape – chef de l’Eglise pendant 27 ans – pendant une période extrêmement difficile. Et il a déclaré que tout au long de ce temps il a prié Marie au moyen du chapelet, et qu’il a reçu de sa part une aide extraordinaire. Cela aussi, je l’ai raconté dans mon éditorial. Je pense qu’à ce sujet nous avons beaucoup à apprendre de ce pape polonais.

Comment l’idée de la consécration des Pays-Bas est-elle apparue ?

Elle a été discutée à la conférence des évêques. Un certain nombre d’évêques y étaient très favorables. Pour finir, ce sont tous les évêques qui l’ont adoptée et qui y ont également participé. Donc, tout simplement lors des discussions de la conférence des évêques. Lorsqu’en tant qu’évêque je me déplace à Rome, les gens pensent souvent en me voyant : « Voilà un progressiste ! » Car nous avons… nous avions la réputation au cours des années 1960 et 1970 de constituer une conférence des évêques exceptionnellement progressiste. Mais nous ne le sommes plus du tout. La proposition a été faite à la conférence des évêques, au demeurant par l’un de mes évêques auxiliaires, et elle a été reprise par les autres évêques.

Où en est la pratique religieuse aux Pays-Bas, et la foi d’ailleurs ? C’est au fond la même question que celle relative au catéchisme : vous avez dit que de nombreuses personnes qui ont aujourd’hui 50 ou 60 ans n’en savent pas long sur leur foi. A-t-on modifié la manière dont le catéchisme est enseigné aux enfants ?

Oui, on peut parler d’un tournant. Comme je l’ai dit, la crise a éclaté dans le période dans lequel j’étais élève à un lycée à Amsterdam, entre 1965 et 1971. En 1965, tous les lycéens allaient toujours à la messe le dimanche avec leurs parents. D’ailleurs cela ne se discutait pas. En 1971, en classe de terminale, nous étions deux tout au plus. Ce qui vous permet de voir la vitesse avec laquelle tout cela s’est produit. Toute une génération de jeunes menait alors volontiers la guerre, le dimanche matin, pour refuser d’aller à l’église. Ils ont décidé en masse : « Nous n’irons plus, nous prenons la porte de l’Eglise. » N’oubliez pas que ce sont les grands-parents d’aujourd’hui. Ils n’ont pas transmis la foi à leurs enfants, et ne parlons même pas de leurs petits-enfants. Voilà la situation à laquelle nous sommes confrontés. Elle se révèle également par le nombre de catholiques. En l’an 2000, il y avait encore plus de 5 millions de catholiques aux Pays-Bas. En 2015, nous ne sommes plus que 3,8 millions : voyez l’allure à laquelle le chiffre descend. Les catholiques plus âgés se meurent ; et à l’heure actuelle, dans plus de 50 % des cas, les parents catholiques ne font plus baptiser leurs enfants. Il est impossible que le nombre de fidèles ne diminue pas. Selon les statistiques, quelque 17 % des catholiques fréquentent l’église de temps en temps. Ce peut être par exemple à l’occasion de funérailles, parce qu’on connaît la personne, et naturellement, on y va. Mais si on regarde la vraie participation à la messe dominicale, celle-ci s’est effondrée, elle représente aujourd’hui entre 4 et 5 %.

Lorsque je suis devenu évêque de Groningue le directeur du KASKI m’a rendu visite – il s’agit d’un institut de recherche de l’université de Nimègue qui étudie les statistiques de la pratique catholique : la fréquence de l’assistance à la messe, le nombre de baptêmes, de confirmations… Il fait d’ailleurs également de la recherche pour d’autres Eglises depuis plusieurs dizaines d’années. Eh bien, ce directeur venait faire connaissance – c’était à la fin de 1999 ou au début de l’an 2000 – et il m’a dit : « Monseigneur, je dois attirer votre attention sur une chose, et c’est une loi d’airain : tous les 10 ans, la pratique religieuse chute de 40 %. » Et c’est vrai. Si je regarde par exemple le nombre de confirmands dans mon diocèse – je suis arrivé ici en 2008 et cela fait donc 11 ans que je suis Archevêque d’Utrecht – je peux vous assurer que ce nombre a été divisé par deux. Et il en va de même pour les premiers communiants, etc. C’est une ligne que l’on peut suivre sans se tromper.

Nous sommes en train de devenir une Eglise de petite taille, mais il y a aussi des signes d’espoir. Et un signe important de cet espoir est celui-ci : lorsque nous voyons de jeunes catholiques aller à l’église, ils sont souvent « à fond ». Ils ont une vie de prière personnelle, une relation personnelle avec le Christ, et, souvent, ils acceptent la totalité de l’enseignement de l’Eglise. Leur nombre n’est pas grand, mais peut-être sont-ils le levain de l’avenir. C’est ce que j’espère. Et je pense aussi qu’il est important que nous rétablissions d’abord la situation dans l’Eglise – à savoir, que les fidèles connaissent de nouveau leur foi. Il faut s’assurer de la bonne formation de la petite minorité, le troupeau qui demeure : elle doit être imprégnée par la foi et vraiment avoir une relation personnelle avec le Christ, car ce n’est qu’au moment où cela sera devenu une réalité que nous pourrons véritablement nous consacrer de nouveau à la ré-évangélisation qui est notre grande mission. L’Évangile, je le pense, est pour tous – mais en ce moment il s’agit de remettre d’abord de l’ordre à la maison.

Existe-t-il un bon catéchisme pour jeunes aux Pays-Bas ?

Nous utilisons Youcat. Je suis au courant des critiques faites à son propos, notamment parce qu’à un moment donné on y a fait une erreur de traduction en une certaine langue – peut-être était-ce même une erreur délibérée, qui sait ? Ainsi pouvait-on lire dans une des traductions que l’Eglise autorisait la contraception dans certains cas. On peut aussi y lire que tous les hommes sont sauvés par le Christ : c’est la doctrine du salut universel. Oui, il est vrai que le Christ veut sauver tous les hommes. Mais ce salut, il est indispensable de s’y ouvrir : c’est donc la condition qui s’y attache, et le salut n’est donc pas automatique, il s’agit vraiment du devoir de choisir le Christ.

En tant qu’évêques des Pays-Bas – ce fut avant tout le diocèse de Roermond mais des gens de notre archidiocèse y ont également coopéré – nous avons développé un cours de formation, Licht op je pad (« Lumière sur ton chemin ») : il s’agit d’un cours de formation catéchétique qui va de 4 à 18 ans et qui peut s’utiliser aussi bien à la paroisse qu’à l’école. Celui qui fait la totalité du parcours est tout à fait formé dans la foi catholique, je vous l’assure, même si ce n’est pas facile parce qu’il faut arriver à ce que les jeunes suivent l’ensemble.

La plupart des paroisses font aujourd’hui de préférence elles-mêmes la préparation à la première communion et à la confirmation, ne confiant plus cela aux écoles. À ma grande joie je peux constater, après quelque vingt ans comme évêque, qu’au cours de ces vingt ans les connaissances des confirmands au sujet de ce sacrement et de ce que le Saint Esprit produit en eux se sont renforcées. Je rencontre toujours les confirmands, soit ici à l’évêché où je leur montre divers éléments de la vie épiscopale, ou en tout cas avant la célébration à la paroisse, et je parle avec eux. Cette discussion est plus courte à la paroisse – la plupart du temps ils sont obligés de venir me taper sur l’épaule pour me rappeler que je dois aller revêtir les ornements pour la cérémonie, car lorsqu’une discussion est engagée on devient de plus en plus enthousiaste, et les enfants posent des questions. Ce sont souvent de très bonnes rencontres. Je constate que chez les confirmands qui restent, la connaissance de la foi a augmenté. Nous ne devons pas nous résigner, nous devons tout simplement tenir bon.

Le curé qui m’a aidé sur le chemin de ma vocation – et à qui je voue par conséquent une reconnaissance éternelle – m’a dit : « Wim, tu as le devoir de tenir bon : c’est la vertu de persévérance. » Il me disait que la plupart des gens n’y arrivent pas : « Si tu tiens bon, tu verras que tu pourras beaucoup obtenir. » Lui-même a dû surmonter je ne sais combien d’obstacles. Il a refusé de prendre un salaire, il a vécu dans une grande pauvreté, avec sa seule gouvernante, et c’est ainsi qu’il a pu restaurer son église. C’est lui qui l’a conservée, et elle est toujours là, riche d’une assez grande assistance et entourée d’une communauté de foi bien vivante. C’est aussi grâce aux nombreux immigrés qui sont bien plus croyants que nous ne le sommes, nous autres Néerlandais.

Tout cela, je ne l’oublierai jamais. Tenir bon. Continuer. Continuer d’annoncer la foi. Et vous voyez bien : l’Eglise des Pays-Bas n’est pas toute en régression. C’est vrai que le nombre diminue, mais je dis parfois : la quantité ne cesse de diminuer, mais la qualité augmente. Lorsque j’ai moi-même commencé mon sacerdoce en 1985, j’étais aumônier à Venlo Blerick : il y avait encore des églises bien remplies, surtout le samedi soir à 19 heures et le dimanche matin à 11 heures, mais il y avait beaucoup de gens dans l’assistance qui n’étaient pas d’accord avec mon sermon. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Lorsque je célèbre une messe de paroisse le dimanche matin, la cérémonie est souvent suivie d’un café pour rencontrer les paroissiens. C’est devenu très rare que quelqu’un me dise qu’il n’est pas d’accord avec ce que j’ai affirmé. On constate en fait qu’il y a beaucoup plus d’unité. Ainsi, la communauté est devenue petite, mais c’est aussi une communauté plus forte. L’homme que vous avez en face de vous n’est pas quelqu’un qui s’est résigné à ne rien faire ou qui se dit : « A quoi bon ? » J’ai toujours le moral, j’ai une foi ardente, et je crois aussi toujours à la puissance du Seigneur : il triomphe. Christus vincit. Pas nous, mais Lui en nous.

Sur le plan liturgique, j’ai lu que vous avez choisi de dire la messe ad orientem dans la chapelle du palais archiépiscopale. Pourquoi ?

Un journaliste qui parle bien souvent de manière critique à mon propos avait écrit par dérision que ce n’était même pas ad orientem parce que dans cette chapelle, l’autel est face au nord-ouest. Pourquoi construisait-on jadis les églises ad orientem ? On se tournait pour prier vers l’est, là où le Soleil de justice, le Christ, s’est levé. Mais au bout du compte cela ne fait pas vraiment de différence : l’église peut aussi avoir une autre direction. Par les mots ad orientem, nous signifions que nous célébrons la messe tournés vers le Christ. Quelqu’un d’autre a écrit de manière critique que maintenant, je célèbre la messe en tournant le dos au peuple. Non, je ne célèbre pas la messe dos au peuple, je la dis en tournant mon visage vers le Christ, vers le tabernacle, de telle sorte que chacun dans l’église ou la chapelle est également tourné vers le Christ.

Au départ, ce qui a tout déclenché était en réalité une raison très pratique. La chapelle est néo-gothique, mais l’autel auxiliaire qui a été installé au cours des années 1960 était une table renaissance – pour le connaisseur d’art, il était évident qu’elle n’y était pas à sa place. Je dois dire aussi que cet autel était assez bas, ce qui n’est pas pratique pour le célébrant – surtout quand on vieillit. J’ai désormais des lunettes bifocales, la lecture devient compliquée. Et c’est maladroit.

Il y avait donc une raison liée à l’histoire de l’art – l’autel auxiliaire déparait ; une raison pratique – il était trop bas ; et il y avait une troisième raison. Le maître-autel de la chapelle est orné d’un très beau panneau en bois gravé représentant les saints évêques d’Utrecht : Willibrord et d’autres. C’est un autel qui existait avant que cet immeuble ne devînt le palais archiépiscopal et qu’on n’y accole cette chapelle construite à cette occasion. Vous savez qu’aux Pays-Bas il a de nouveau été possible d’avoir une hiérarchie épiscopale depuis 1853, cependant l’archevêque d’Utrecht devait encore faire profil bas, rester un peu sous le radar car il s’agissait d’une ville protestante assez orthodoxe. Il n’avait pas de palais archiépiscopal mais vivait chez le curé de la cathédrale. C’est d’ailleurs là qu’on trouve encore aujourd’hui la salle où il a vécu, et son lit-clos. Il y disposait d’une chapelle privée où se trouvait ce maître autel. Or l’autel auxiliaire qui ne lui correspondait pas du tout, bloquait la vue de ce maître-autel, avec ses beaux panneaux, aux fidèles. Voilà donc une série de raisons pratiques pour dire que nous préférions célébrer au maître-autel.

Je dois dire que je l’ai fait plusieurs mois avant que la chapelle ne soit mise en travaux pour sa restauration, et que cela m’a vraiment très bien convenu. Ensemble avec le peuple, on est vraiment tourné vers le Christ. Je ne célèbre plus avec le dos au Christ mais en regardant vers le Christ, qui est présent sous le sacrement de l’Eucharistie dans le tabernacle. S’il n’y avait que moi, on pourrait faire ça partout. C’est une chose qu’on ne peut évidemment pas imposer parce que le concile Vatican II a autorisé la présence d’un autel auxiliaire, et il y a également des raisons pratiques à cela – dans certaines églises ce serait impossible. Mais je trouve très beau de célébrer ainsi. Je trouve cela enrichissant.

Pensez-vous qu’il y ait un lien entre la culture de mort et la mort du culte ?

Oui, ce lien existe certainement. Pourquoi les Pays-Bas se sont-ils sécularisés si vite, au point d’être en tête des pays d’Europe sous ce rapport ? C’est le résultat de la croissance de la prospérité – une vraie trajectoire de comète au cours des années 1960. Et quel en fut le résultat ? Les gens prospères en viennent à pouvoir vivre sans dépendre d’autrui, ils peuvent devenir individualistes, et c’est ce qui s’est passé. Nous vivons au sein d’une culture hyper-individualiste. Les gens font peu de choses ensemble, à moins de ne pouvoir s’en passer, par exemple dans une association sportive ou lorsqu’il faut être à plusieurs pour défendre un intérêt collectif. Mais pour le reste, nous comptons beaucoup sur nous-mêmes ; c’est un phénomène très présent dans notre pays.

Que se passe-t-il dès lors chez le jeune individualiste ? Il se met pour ainsi dire sur un piédestal et voit les autres comme des gens qui l’entourent, sans plus ; il lui faut se distinguer d’autrui – il n’en a pas seulement le droit, mais le devoir. Et cela, il le fait aussi en choisissant ses convictions religieuses, sa vision de la vie, son ensemble de valeurs éthiques. En pratique, la vérité est que la plupart des gens se laissent tout simplement conduire par l’opinion publique, par ce qu’ils voient dans les médias ou sur les réseaux sociaux ou dans la publicité. Mais l’idée, c’est d’avoir le sentiment d’être autonome.

Un tel individualiste autonome n’a aucun besoin de quelqu’un qui le transcende.

Il n’en a pas besoin dans la société – l’Etat – et c’est ainsi que certains renoncent à se marier civilement et se contentent de vivre ensemble, justifiant cela en disant : « C’est notre relation, elle ne regarde les autres en rien. »C’est une conséquence de l’individualisme.

L’individualisme nous a également conduit à pousser Dieu à la marge, quand nous ne sommes pas devenus totalement athées. La plupart des Néerlandais aujourd’hui ne croient plus en un Dieu personnel. Et si vous ne croyez pas en un Dieu personnel qui est créateur, et qui est en fait notre Père à tous, alors vous ne croyez pas non plus que l’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Les individualistes autonomes pensent qu’ils ont eux-mêmes le droit de disposer de leur vie – c’est l’euthanasie, l’aide au suicide – car ils n’ont plus besoin de cette conviction. Sans même parler d’un Dieu. La montée de l’individualisme, la disparition de la foi chrétienne ou du moins son affaiblissement, chez le plus grand nombre, ont certainement un lien avec l’apparition de la culture de mort. C’est une certitude absolue, le lien est en ligne droite.

Chez certains catholiques la tentation existe de se tourner vers d’autres Eglises chrétiennes – l’Eglise orthodoxe par exemple – en raison de la situation de confusion dans l’Eglise catholique. C’est le cas par exemple de Rod Dreher. Comment pouvons-nous lutter contre cela, pour nous-mêmes, et pour les autres ?

Cela a eu lieu également chez les catholiques néerlandais, non pas de manière massive, mais la chose s’est produite. Aux Pays-Bas, le mouvement pentecôtiste a fortement progressé jusqu’en 1995 environ. Nombre de catholiques l’ont rejoint. J’ai eu un jour la visite d’un homme qui m’a expliqué avoir été catholique jadis, avant de rejoindre l’Eglise réformée libérée. « Je vais aussi vous dire pourquoi. Dans ma paroisse, cela faisait 15 ans qu’on n’y parlait jamais de Jésus, ni du sens de la foi, et à un moment donné je me suis aperçu qu’à l’Eglise réformée libérée on en parlait bel et bien, et c’est pourquoi j’y suis passé », me disait-il. C’est une Eglise qui se trouve en grave crise depuis une quinzaine d’années et à mon avis, cet homme y aura certainement rencontré des difficultés à nouveau.

La paroisse catholique qu’il fréquentait jadis était très progressiste. A mon avis, on y parlait de faire du bien à autrui, l’accent était mis sur « l’action diaconale », mais de Jésus, on ne parlait pratiquement jamais. On ne parlait pas non plus de l’essence de la foi catholique – elle était passée sous silence. Cet homme a été privé de sa foi. C’est évidemment très triste qu’une personne ait pour cela renoncé à sa foi catholique pour rejoindre un groupement protestant orthodoxe, qui parle du Christ. Mais pour être honnête, je le comprenais dans une certaine mesure. Evidemment, cela est interdit, cela ne se fait pas, et objectivement, quitter l’Église Catholique est un péché. Mais une fois de plus, je crois que le Seigneur considère cela avec beaucoup de miséricorde parce qu’il sait bien que nous qui devons annoncer la foi en Jésus-Christ ne sommes souvent pas à la hauteur.

Heureusement les choses vont mieux maintenant grâce à la nouvelle génération de prêtres. Mais cette pensée reste chez nous très présente : ne devrais-je pas être encore plus explicite ? Encore plus clair ? Cela me paraît d’une singulière importance.

Il y a également des catholiques, souvent des catholiques un peu plus simples, qui sont passés chez les témoins de Jéhovah. Ceux-ci prennent la foi à la lettre, et aussi la Bible : ce sont des gens qui font du porte-à-porte et qui atterrissent donc aussi chez des catholiques qui se trouvent dans un état de confusion. Ceux-ci en viennent à penser : « Mais alors, c’est la vraie foi ! Enfin nous entendons de nouveau ce qu’on nous avait appris à la maison autrefois ! » Qu’il y ait aussi des différences, soit ils ne s’en rendent pas compte, soit ils pensent : « Eh bien, tout ceci pourrait bien être vrai parce que cela correspond davantage à notre foi que ce que nous entendons à l’église. » Oui, il y a eu des cas. Je pense d’ailleurs que cette tendance n’est plus très grande aujourd’hui, mais elle a été vraie il n’y a pas si longtemps, des années 1960 aux années 1990.

Pour répondre à la situation de confusion actuelle, comment pourrait-on selon vous réformer l’Eglise aujourd’hui ? Comment l’autorité peut-elle y remédier ?

Le pape est le principe de l’unité de l’Eglise tout entière ; l’évêque est le principe de l’unité de la foi et de la manière de vivre la foi dans son propre diocèse. C’est là que la clarté doit d’abord se faire : chez le pape et chez les évêques. Nous, évêques, nous dirigeons nos prêtres, nous les nommons, nous sommes responsables de leur formation. Ce sont de très grandes responsabilités et il nous faut les assumer, nous devons avoir le soin de la bonne formation des nouveaux prêtres. Et même des prêtres qui sont déjà en place ! Nous leur donnons des cours de formation sacerdotale. Ce sont autant de chances dont nous devons nous saisir en tant qu’évêques pour assurer qu’il y ait de bons prêtres, des prêtres clairs, qui annoncent l’Evangile d’une manière solide et fiable.

Je dois dire que l’actuelle génération de prêtres en fait déjà beaucoup pour expliquer la foi – comme je l’ai dit, c’est quelque chose que j’ai constaté chez les candidats actuels à la confirmation, bien plus au fait de ce que signifie ce sacrement qu’il y a une vingtaine d’années. Et c’est déjà un très grand pas en avant.

La liturgie est de plus en plus souvent célébrée selon le missel d’autel, alors même que les Pays-Bas ont été le vrai centre de la liturgie expérimentale. Pendant la deuxième moitié des années 1960, le nec plus ultra était d’improviser l’ensemble de la messe, et nous avions même commencé à apporter des modifications à la liturgie dès avant le concile Vatican II.

C’est chez nous que tout a commencé. Espérons que les Pays-Bas puissent être aussi un peu à la source d’un redressement. Je crois que nous avons pris le bon chemin mais nous pourrions en faire bien davantage !

Tiré de l'Homme Nouveau - Rédigé par Cardinal Eijk, propos recueillis par Jeanne Smits le  

 

vendredi 17 mai 2019

Le Rosaire et la sainte habitude du Christ

La valeur du Rosaire se manifeste par rapport au but de notre vie. Quelle est notre vocation à tous ? Saint Paul nous répond : le Dieu et Père de Notre Seigneur Jésus-Christ "nous a choisis en lui dès avant la création du monde, pour être saints et immaculés en sa présence dans l'amour, nous ayant prédestinés à être pour lui des fils adoptifs par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de gloire de sa grâce... " (Ep 1, 4-6).

Nous sommes appelés à entrer dans la Vie Trinitaire par le Fils bien-aimé qui pour cela est venu nous sauver et qui nous communique la vie divine. Il importe alors de recevoir cette vie divine et de mener le bon combat pour que cette vie s'épanouisse en nous, et donc ultimement, comme Jésus nous y invite, il faut demander ces grâces de salut. Or c'est ce que réalise le Rosaire.

Le Rosaire nous fait vivre de la vie divine par le Christ en Marie, adhérer au mystère du Christ. Vivre en chrétien, c'est vivre du Christ en adhérant à lui. Le Rosaire nous unit intimement à lui. Il nous fait contempler le Christ en tant qu'il est la Vérité. Chacun des mystères de sa vie terrestre et glorieuse nous éclaire des trésors de sagesse et de science qu'il est venu nous donner. Jésus s'y révèle comme le Dieu incarné, le Dieu rédempteur, comme le Dieu glorifié et glorifiant. Tout le mystère du Christ s'y dévoile. Jésus est la Voie. Le Rosaire nous fait méditer le chemin vers son Père qu'il nous a tracé par sa propre vie : ad lucem per crucem, à la gloire par la Croix. Et il nous donne la force de marcher à sa suite car il est aussi la Vie. Chacune des actions du Christ, chacun des "états" de Jésus, est porteur d'une grâce spéciale qui nous donne de l'imiter.

Par le Rosaire nous entrons en contact avec lui, nous nous disposons à recevoir ces grâces qu'il veut nous donner par ses mystères. Notre vie d'enfant de Dieu grandit en proportion où se développent en nous les vertus théologales qui nous font entrer dans le mystère de Dieu, et les vertus morales qui nous donnent de mener notre vie terrestre selon la volonté de Dieu. Or, le Rosaire enracine et favorise l'épanouissement de toutes ces vertus en nous. D'abord de la foi, fondement de toute notre vie chrétienne. Le Rosaire met devant nos yeux les mystères du Christ, centre de notre foi, et cela, sans limiter notre méditation à un seul des aspects des mystères du salut. Paul VI, à la suite de ses prédécesseurs, y voyait un "résumé de tout l'Évangile". C'est "le Credo tourné en prière" (Newman), par lequel toute notre foi s'enracine et se fortifie. D'où les nombreux encouragements des papes : "C'est un procédé facile et commode mis à la disposition du chrétien qui veut nourrir sa foi et la protéger de l'ignorance ou du danger de l'erreur" (Léon XIII, 5 sept. 1891). "Avant tout, le Rosaire alimente la foi catholique qui refleurit facilement dans l'utile méditation des saints mystères et élève l'esprit jusqu'aux vérités révélées par Dieu" (Pie XI, 29 sept. 1937). "C'est pourquoi, ajoutait Léon XIII -et ceci importe grandement en notre temps où la foi est si menacée- on peut affirmer sans exagération que chez les personnes, dans les familles et parmi les peuples, où la pratique du Rosaire est restée en honneur comme autrefois, il n'y a pas à craindre que l'ignorance et les erreurs empoisonnées détruisent la foi".

Le Rosaire ranime et fortifie l'espérance, cette vertu qui soulève notre vie chrétienne et lui donne son dynamisme. La considération fréquente des mystères glorieux fait lever les yeux vers la patrie céleste ; les mystères joyeux et douloureux montrent à l'homme qu'il n'est pas abandonné à son mauvais sort, mais qu'il est poursuivi par l'amour indéfectible d'un Sauveur dont la grâce suffit pour être toujours plus que vainqueur dans les combats contre le mal. Enfin, le Rosaire aide à l'épanouissement de la charité que rien ne stimule autant que la contemplation de l'amour de Dieu

Le Rosaire aide à acquérir toutes les autres vertus qui forment le chrétien. Selon la belle expression de saint Pie X, le fidèle y "contracte la sainte habitude du Christ". Les mystères du Rosaire nous montrent toutes les vertus pratiquées par Jésus et par Marie qui nous entraînent à les imiter et nous donnent la grâce de le faire. Grâce au Rosaire, nous pratiquons l'humilité, la patience, la mortification, la piété, la chasteté, etc..., non pas d'abord pour notre propre perfection morale, mais en vue d'imiter Jésus et Marie ; en un mot, c'est l'amour qui est le moteur. Comment s'étonner alors que les Papes aient souligné les bienfaits du Rosaire pour la société elle-même ? Les vertus chrétiennes exercent leur bienfaisante influence sur les familles, les métiers et l'ensemble de la société par Marie.

C'est là le secret du Rosaire. Il nous fait bénéficier de la médiation maternelle de Notre-Dame. Dieu a voulu que Marie soit la Mère de Jésus, son associée dans l'oeuvre de la rédemption. Elle est la Mère de la Tête et aussi des membres de l'Eglise. Elle est donc notre Mère. Aussi, c'est par elle que nous irons au Christ : loin de nous détourner de son Fils, "il n'est route plus sûre ni plus facile que Marie par où les hommes puissent arriver jusqu'à Jésus-Christ" (saint Pie X). C'est de ses mains que nous recevrons toute grâce : "On peut affirmer que par la volonté de Dieu, de cet immense trésor de toute grâce que nous a apporté le Seigneur, rien ne nous est donné sans Marie : si bien que, comme personne ne peut arriver au Père souverain sinon par le Fils, de même personne ne peut accéder au Christ que par sa Mère "

Le Rosaire nous fait méditer les étapes de la maternité de grâce de Marie : l'incarnation, la nativité, la croix, la pentecôte, son assomption et son couronnement, afin de nous mettre ainsi sous son influence. Elle peut alors exercer son rôle maternel à notre égard. Elle peut nous éduquer en nous apprenant à vivre de Jésus, avec et comme Jésus. Comme une mère pleine de tendresse, elle tourne nos joies, nos tristesses et nos espoirs vers les joies, les douleurs et les triomphes de son Fils. Enfin, c'est grâce à l'intercession de Marie que le Rosaire est si puissant pour l'avancée du règne de Dieu. 

PS : les inscriptions effectuées avant le 20 mai bénéficient de conditions largement préférentielles ; nous vous invitons à en profiter en vous inscrivant en ligne  ici

12ème jour de la préparation à la Consécration à la Sainte Vierge

La présentation de la consécration mariale ainsi que tous les textes de préparation sont disponibles sur cette page

Rappel du but de ces 12 premiers jours : rejeter l’esprit superficiel du monde, choisir les vraies richesses, et méditer sur la joie profonde de suivre le Christ.

Programme de la journée :

1) Une prière au Saint-Esprit : Veni Creator, Venez Esprit-Saint, etc.

2) Méditation puis examen de conscience à partir d’un passage de l’Evangile selon Saint Matthieu. Aujourd’hui : Bâtir sur le roc (Mt VII, 21-29) Avons-nous jusqu’ici construit sur le roc ? Sommes-nous décidés à le faire ? Marie va nous y aider.

21- Ce n'est pas celui qui m'aura dit : " Seigneur, Seigneur ! " qui entrera dans le Royaume des Cieux, mais celui qui aura fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

22- Beaucoup me diront en ce jour-là : " Seigneur, Seigneur ! N'est-ce pas en votre nom que nous avons prophétisé ? N'est-ce pas en votre nom que nous avons chassé les démons ? Et n'avons-nous pas, en votre nom, fait beaucoup de miracles ? "

23- Alors Je leur dirai hautement : Je ne vous ai jamais connus. Eloignez-vous de Moi, artisans d'iniquité !

24- Quiconque donc entend ces paroles que Je dis, et les met en pratique, sera semblable à un homme sensé, qui a bâti sa maison sur le roc :

25- la pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents on soufflé et se sont déchaînés contre cette maison, et elle n'a pas été renversée, car elle avait été fondée sur la pierre.

26- Et quiconque entend ces paroles que Je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un insensé, qui a bâti sa maison sur le sable :

27- la pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison, et elle est tombée, et grande a été sa chute ".

28- Or, quand Jésus eut achevé ce discours, les foules étaient dans l'admiration pour Son enseignement.

29- Car Il les enseignait comme ayant autorité, et non comme leurs scribes.

3) Offrir une pénitence de son choix pendant la journée aux intentions du Pape et de l’Eglise.

4) Lecture d’un passage de L’Amour de la Sagesse Eternelle de Saint Louis- Marie Grignon de Montfort (Ch.VII, L’élection de la vraie Sagesse, n. 74 à 89)

5) Une prière à la Sainte Vierge : Ave Maris Stella, Regina Caeli, Souvenez-vous, etc.

6) Pour ceux qui veulent aller plus loin : lecture de certains passages de l’Imitation de Jésus-Christ, L.I, ch.13, 18, 25 – L.III, ch.10, 40

7) et ne pas oublier… son chapelet quotidien !

50 bonnes raisons de faire le pélé

"Aller à Chartres, c’est mettre nos pas dans ceux de nos aïeux,

pour aller à la rencontre de Notre-Dame et du Christ, vrai Roi de France"

Guillaume de Thieulloy - Le Salon Beige

PS : les inscriptions effectuées avant le 20 mai bénéficient de conditions largement préférentielles ; nous vous invitons à en profiter en vous inscrivant en ligne  ici

jeudi 16 mai 2019

Un mois après l'incendie de Notre Dame, NDC annonce son nouveau lieu de départ du pèlerinage

Notre Dame de Chrétienté est heureuse d’annoncer à ses pèlerins que le départ du pèlerinage de la Pentecôte se fera de l’Eglise St Sulpice le 8 Juin 2019. Le rendez-vous des pèlerins reste fixé à 5h30, la messe étant célébrée à 7h. Notre Dame de Chrétienté remercie l’archevêché ainsi que les autorités civiles et militaires de leur compréhension et leurs efforts afin de trouver cette solution qui nous permet de commencer notre pèlerinage d’une église parisienne et sur un itinéraire proche de celui que nous empruntons habituellement.

La messe sera célébrée par le Père Julian Large, Prévôt de l'Oratoire de Londres, assisté de l’abbé Henri Lefer (FSSP, Aumônier de région Paris-Est) et du chanoine Martial Pinoteau (ICRSP, Aumônier de région Nord). Mgr Alexis Leproux, Vicaire Général et représentant de l'archevêché de Paris, donnera l’homélie. Le mot d’envoi sera donné par l’Abbé Alexis Garnier, Aumônier Général de Notre Dame de Chrétienté.

Les 42 chapitres famille et les 22 chapitres enfants se retrouveront à Igny le samedi 8 juin à 11h30 pour la messe célébrée par l’Abbé Guilhem de Labarre, de la Fraternité St Pierre, aumônier du Service d’Ordre.

Le pèlerinage placé sous le thème de la Paix du Christ par le Règne du Christ est une invitation à la conversion par le sens de l’effort et la richesse du Rosaire pour le retour à la Chrétienté.

Le dimanche 9 juin, la messe sera célébrée à 12h30 par le Père Marc, Prieur du monastère de Ste Marie de La Garde. Il donnera également l’homélie du jour.

Le Salut du Saint Sacrement et la consécration mariale seront présidés par l’Abbé Jean-Raphaël Dubrule, Missionnaire de la Miséricorde Divine, en présence de Monseigneur Philippe Christory, Evêque de Chartres, et de Monseigneur André Leonard, archevêque émérite de Malines Bruxelles.

Le pèlerinage se clôturera le lundi 10 juin à 15h30 par une messe dans la cathédrale de Chartres, célébrée et prêchée par Monseigneur André Leonard, archevêque émérite de Malines-Bruxelles et ancien primat de Belgique, assisté par l’Abbé Garnier, Aumônier Général de Notre Dame de Chrétienté, et les abbés Hervé Hygonnet (FSSP) et Guillaume d’Aigremont (FSTB) en présence de Monseigneur Philippe Christory, évêque de Chartres, entouré du Chanoine Blondeau, recteur archiprêtre de la Cathédrale Notre Dame, de l'abbé Besnier, vicaire de la paroisse St Etienne en Drouais (diocèse de Chartres),

Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous !

"Le chapelet, c'est surtout un moment que l'âme vient passer avec Elle"

Le Rosaire est composé des plus belles prières

Le Pater : la prière que Jésus lui-même nous enseigna (Mt 6, 9-13). Il nous apprend à demander d'abord ce qui est le plus important : la gloire de Dieu et la venue de son Règne sur la terre comme au ciel ; puis ce qui est second et que Dieu veut que nous lui demandions également : ce dont nous avons besoin pour accomplir sa volonté. Notons le caractère communautaire de cette prière. Le chrétien n'est pas isolé, il appartient à un peuple, le Peuple de Dieu, il fait partie d'un corps, le Corps Mystique du Christ ; aussi prie-t-il au nom de tous et pour tous.

L'Ave Maria : composé d'une série de louanges et de supplications adressées à la Très Sainte Vierge-Marie. La beauté du Je vous salue Marie provient d'abord de ce que nous honorons la Vierge avec les paroles mêmes dont se servit l'archange Gabriel pour la saluer au nom de Dieu : Je vous salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous (Lc 1, 28). Quelles paroles pourraient l'émouvoir davantage ? Nous lui rappelons qu'elle est la pleine de grâce, celle qui est comblée de la faveur divine, la tout aimée de Dieu. Et nous ajoutons les paroles que prononça sainte Elisabeth lors de la Visitation : Vous êtes bénie entre toutes les femmes et béni le fruit de vos entrailles (Lc 1, 42), proclamant la place exceptionnelle de Marie dans l'histoire du salut. Nous y ajoutons le saint Nom de Jésus. Remarquons la valeur que prend la récitation des Ave rien que par la répétition des noms bénis de Marie et de Jésus. La seconde partie apparut à la fin du Moyen Age. Elle est une grande supplication adressée à Notre-Dame sainte Marie sous son titre de gloire qui définit sa vocation : Mère de Dieu. Puisqu'elle est la Mère du Verbe incarné Jésus, elle est vraiment Mère de Dieu ; elle peut donc tout nous obtenir ; aussi nous lui demandons de prier pour nous aujourd'hui et à l'instant qui déterminera notre éternité, l'instant de notre mort.

 Le Gloria Patri : comme les psaumes sont suivis dans l'Office divin de la doxologie du Gloria Patri, ainsi chaque dizaine de notre chapelet se termine par la glorification de la Trinité Sainte. Elle rappelle que le Rosaire est "un enchaînement d'amour de Marie à la Trinité" (Père Vayssière).

Le Credo : il résume les vérités de foi qui vont être méditées dans les mystères du Rosaire.

La méditation des mystères

Le propre du Rosaire est d'unir la récitation litanique des Ave et la méditation des mystères de la vie du Seigneur. Pour cette ascension de l'âme vers Dieu qu'est la prière, le Rosaire prend appui sur les scènes de la vie du Christ. A l'imitation de Marie qui conservait et méditait dans son cœur toutes les circonstances de la vie de Jésus (Cf. Lc 2, 19 et 51), le Rosaire nous conduits à nous rappeler d'abord, puis à approfondir dans notre cœur avec Marie les actions de Jésus. La foi nous en fait découvrir toutes les richesses de grâces contenue

Une école de contemplation

La prière connaît normalement des transformations pour tendre vers une union de plus en plus simple et profonde avec Dieu. Le Rosaire conduit merveilleusement vers les sommets de cette union à Dieu. Le premier stade de l'oraison réside dans la méditation. Le Rosaire nous apprend à méditer la vie de Jésus avec Marie, et à orienter notre vie en conséquence. Puis la prière méditative devient une oraison, surtout d'adoration et d'action de grâces pour Jésus accomplissant notre salut par Marie. Enfin, elle se transforme en une contemplation très simple sous l'influence des dons du Saint-Esprit. "La prière de demande, chez celui qui récite (le Rosaire), se transforme pour ainsi dire en prière contemplative", notait Paul VI (8 octobre 1969). Le Rosaire favorise cette contemplation parce qu'il offre une vue globale des vérités de notre foi, mais à travers des événements à la fois très simples, concrets, prenants, et en même temps profonds parce qu'inépuisables.

Une prière pour tous

Le Rosaire est riche de tout le mystère du Christ qu'il nous fait contempler et pourtant il demeure une prière toute simple : simple, parce que composée des prières que tout chrétien connaît ; simple aussi, parce qu'il laisse une grande liberté dans la méditation tout en soutenant la prière par la récitation des Ave. C'est pourquoi le Rosaire est une prière pour tous. Les papes depuis un siècle ont insisté sur ce point. Oui, le Rosaire s'adresse aux simples comme aux savants, aux jeunes comme aux adultes et aux personnes âgées, aux débutants dans la vie spirituelle comme aux grands contemplatifs et aux saints. Par lui, tous peuvent tendre vers une profonde contemplation. "J'ai connu de pauvres gens très ignorants qui disaient le Rosaire d'une façon sublime, disait Mgr d'Hulst (Car il est) l'initiation aisée des mystères qui nous montrent en action le Dieu vivant"

Léon XIII explique pourquoi le Rosaire est à la portée de tous : "Ce ne sont pas des dogmes, des articles de foi, que le Rosaire propose à méditer, mais plutôt des faits à contempler de ses yeux et à se remémorer, et ces faits présentés dans leurs circonstances de lieux, de temps et de personnes s'impriment d'autant mieux dans l'âme et l'émeuvent plus utilement. Lorsque, dès l'enfance, l'âme s'en est pénétrée et imprégnée, il suffit dès lors d'énoncer les mystères ; quiconque a vraiment le goût de la prière peut, sans aucun effort d'imagination, par le jeu naturel des facultés de l'esprit et des sentiments, passer de l'un à l'autre et n'a plus qu'à recueillir la rosée des grâces célestes que verse généreusement Marie

Vers une prière continuelle

Jésus nous enseigne "la nécessité de toujours prier sans jamais se lasser" (Lc 18, 1). "Veillez donc et priez en tout temps" (Lc 21, 36). Le Rosaire nous conduit sur cette voie. Il peut être récité non seulement dans un temps d'oraison plus intense, mais aussi au milieu des multiples activités qui remplissent nos journées. Il correspond à l'enseignement des Pères du désert qui invitent à répéter le plus souvent possible des oraisons jaculatoires, c'est-à-dire de courtes prières qui s'élèvent comme des flèches (jacula veut dire flèche en latin) vers le ciel.

Réparties au cours de nos activités, les dizaines de notre chapelet sanctifieront toutes nos journées. Mais, objectera-t-on, n'y a-t-il pas un risque de lassitude produite par la répétition monotone d'une prière toujours la même ? Nous l'avons vu, cette prière inlassablement répétée, celle du Pater et de l'Ave, est d'une infime richesse. Lacordaire a pu écrire à son propos : "Le rationaliste sourit en voyant passer des files de gens qui redisent une même parole : celui qui est éclairé d'une meilleure lumière comprend que l'amour n'a qu'un mot, et qu'en le disant toujours il ne le répète jamais". De plus, la méditation des mystères joyeux, douloureux et glorieux offre une grande variété de sujets de contemplation.

 Le Rosaire est à l'image de l'année liturgique qui nous fait revivre tous les ans Noël et Pâques, sans que ce soit deux fois pareil. Enfin, lorsque l'esprit est trop fatigué pour fixer son attention sur une scène évangélique, il pourra simplement répéter l'Ave comme une suite de louanges et de supplications à Notre-Dame. "Voyez mes enfants, disait le Père Calmel, le chapelet, c'est surtout un moment que l'âme vient passer avec Elle".

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50 bonnes raisons de faire le pélé

"Mettre des limites à notre confiance serait en mettre à la toute puissance de Dieu."

Une mère supérieure

PS : les inscriptions effectuées avant le 20 mai bénéficient de conditions largement préférentielles ; nous vous invitons à en profiter en vous inscrivant en ligne  ici

11ème jour de préparation à la Consécration à la Sainte Vierge

La présentation de la consécration mariale ainsi que tous les textes de préparation sont disponibles sur cette page.

Rappel du but de ces 12 premiers jours : rejeter l’esprit superficiel du monde, choisir les vraies richesses, et méditer sur la joie profonde de suivre le Christ.

Programme de la journée :

1) Une prière au Saint-Esprit : Veni Creator, Venez Esprit-Saint, etc.

2) Méditation puis examen de conscience à partir d’un passage de l’Evangile selon Saint Matthieu. Aujourd’hui : Entrez par la porte étroite (Mt VII, 13-20) « N’aimez ni le monde, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. Car tout ce qui est dans le monde – la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la richesse – vient non pas du Père, mais du monde ». (Jean II, 15-16)

13- Entrez par la porte étroite ; car large est la porte, et spacieuse la voie qui conduit à la perdition, et nombreux sont ceux qui y passent ;

14- car étroite est la porte, et resserrée la voie qui conduit à la vie, et il en est peu qui la trouvent !

15- Gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous sous des vêtements de brebis, mais au dedans sont des loups rapaces.

16- C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez : cueille-t-on du raisin sur les épines, ou des figues sur les ronces ?

17- Ainsi tout arbre bon porte de bons fruits, et tout arbre mauvais porte de mauvais fruits.

18- Un arbre bon ne peut porter de mauvais fruits, ni un arbre mauvais porter de bons fruits.

19- Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits, on le coupe et on le jette au feu.

20- Donc, c'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

3) Offrir une pénitence de son choix pendant la journée aux intentions du Pape et de l’Eglise.

4) Lecture d’un passage de L’Amour de la Sagesse Eternelle de Saint Louis-

Marie Grignon de Montfort (Ch.VII, L’élection de la vraie Sagesse, n. 74 à 89)

5) Une prière à la Sainte Vierge : Ave Maris Stella, Regina Caeli, Souvenez-vous,

6) Pour ceux qui veulent aller plus loin : lecture de certains passages de l’Imitation de Jésus-Christ, L.I, ch.13, 18, 25 – L.III, ch.10, 40

7) et ne pas oublier… son chapelet quotidien !

PS : les inscriptions effectuées avant le 20 mai bénéficient de conditions largement préférentielles ; nous vous invitons à en profiter en vous inscrivant en ligne  ici

mercredi 15 mai 2019

Le Rosaire, prière ancestrale au coeur du pélé

Le pèlerin de Chrétienté s'avance, chapelet à la main et l'Ave Maria sur les lèvres. Le chant du Rosaire rythme sa marche. Certains s'en étonnent : pourquoi accorder une telle place au chapelet ? N'est-ce pas une prière monotone ? N'est- elle pas trop compliquée ? Mais la voix de l'Eglise vient nous répondre, rejoignant ce que des milliers de pèlerins ont déjà expérimenté. "Elle est bien admirable, disait Pie XI en citant Léon XIII, cette couronne formée de la salutation angélique et de l'oraison dominicale unies à la méditation ; elle forme la plus excellente méthode de prière".

Léon XIII en était si convaincu qu'il ne consacra pas moins de douze encycliques pour recommander la prière du Rosaire. Les papes n'ont cessé, depuis, d'y inviter avec force les chrétiens. Et, aujourd'hui, le chapelet n'est-il pas le cadeau que le Saint- Père offre à tous ceux qui viennent lui rendre visite ? Voilà un argument d'autorité qui porte, pour un fils de l'Eglise.

Pourquoi l'Eglise nous présente le Rosaire comme la plus excellente méthode de prière, et d'où proviennent ses richesses, en un mot quel est son secret ?

Le Rosaire récapitule en lui toute l'expérience de la tradition chrétienne de la prière. Il s'inscrit dans la tradition de répétition d'une même prière, apparue en Orient. En Occident, la répétition d'Ave Maria, dans sa première partie tirée de l'Evangile, est attestée dès le XIème siècle et devient courante au XIIème siècle. Elle rencontre la coutume de la récitation comptée de Pater, pour s'unir à la psalmodie de l'Office divin, par ceux qui ne comprenaient pas le latin. Comme le psautier biblique comporte 150 psaumes, on prit l'habitude de compter 150 Ave pour former le Psautier de la bienheureuse Vierge Marie.

Cette récitation s'accompagnait souvent de génuflexions ou de prostrations devant une image ou un autel de la Vierge. On offrait à la Vierge la louange de l'Ave comme une rose et l'ensemble de ces fleurs formait une couronne ou une coiffure de fleurs, d'où le nom de rosaire et de chapelet (sorte de petit chapeau). Une cordelette aidait à compter les Ave.

Un élément essentiel s'adjoignit au psautier marial afin qu'il devienne notre Rosaire. C'est la méditation des mystères de la vie de notre Sauveur unie à la récitation des Ave. Elle fut favorisée par l'usage des clausules ajoutées à la suite du nom de Jésus. Les clausules, en rappelant tous les événements de la vie du Christ et ses enseignements, aident à maintenir l'esprit dans le recueillement nécessaire pour faire du Rosaire une méditation. Il y avait une grande liberté quant au choix des mystères à méditer.

Cependant s'établit la coutume de les répartir en cinq mystères joyeux, cinq douloureux et cinq glorieux, pour contempler l'incarnation, la passion et la glorification du Sauveur. Ainsi, c'est toute l'économie des mystères du salut qui était méditée.

Du XVème siècle à nos jours Le Rosaire avait ainsi acquis sa forme définitive. Le bienheureux Alain de la Roche, par la création des confréries du Rosaire, travailla à répandre sa pratique. Il fit surtout des milliers de dévots au Rosaire de Notre-Dame, une armée dont les membres s'unissaient par un lien spirituel. Cette armée confiée à la direction des fils de saint Dominique obtenait par le Rosaire de nombreuses grâces.

Un événement allait révéler sa puissance pour le bien de la chrétienté. C'est la célèbre victoire de Lépante. La coalition des forces navales chrétiennes parvint à détruire presque complètement la flotte turque le 7 octobre 1571. C'était le premier dimanche du mois, jour où les membres des confréries du Rosaire faisaient une procession. Saint Pie V vit dans cette victoire inespérée un miracle de Notre-Dame obtenu par la prière du Rosaire et institua, en action de grâces, au premier dimanche d'octobre la fête de Notre-Dame de la Victoire. Le premier titre de Notre-Dame du Rosaire fut celui de Notre-Dame des Victoires ! De nouvelles victoires des armées chrétiennes face au danger turc (délivrance de Vienne en 1683 et les victoires d'août 1776) devaient amener les papes à faire de la solennité du Rosaire une fête de l'Eglise universelle.

Dans ce survol de l'histoire de la dévotion du Rosaire, il faut évoquer l'action de saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Il renouvela la foi et l'espérance des chrétiens de l'Ouest de la France en leur communiquant son amour du Rosaire. Aux XIXème et XXème siècles, après la tourmente révolutionnaire, le Rosaire connut un renouveau, encouragé par la voix des Papes et surtout par... Notre-Dame elle-même. A Lourdes, elle apprend à Bernadette à réciter son chapelet. Elle se présente à Fatima comme Notre-Dame du Rosaire et montre aux trois pastoureaux, en trois visions, les mystères joyeux, douloureux et glorieux. A chacune des six apparitions et toujours dans les mêmes termes, elle demande : "Récitez le chapelet tous les jours".

"Le chapelet, dira soeur Lucie, est pour la plus grande partie des âmes qui vivent dans le monde comme le pain spirituel de chaque jour".

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